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 Feunteun Aod, Plogoff, tout près du site nucléaire envisagé début des années 80.

 

Un peu plus de 11 % de l'énergie consommée est produite en Bretagne. Les derniers chiffres publiés cette semaine sont à mettre en rapport avec les 9 % d'il y a quelques années : en soit, cela représente une progression de 2 points, soit +20% environ. Mais que la marche est longue, que la pente à monter est raide, sans tomber dans les travers de la facilité : faire "péter" d'un coup une centrale thermique ou nucléaire qui hisserait le curseur à 40, 50 %. En réalité, ce ratio est le reflet d'un abandon total de toute politique énergétique comme, du reste, en France de toute politique industrielle structurante d'envergure, sur le long terme. Les chantiers publics de demain sont en friches. La seule loi du marché ne fera jamais passer la Bretagne à la vitesse supérieure, pas plus que le reste du pays. Des décennies de laisser-aller ne font pas les investissements de demain sauf à réellement s'en donner les moyens en créant une agence régionale dotée d'un bras armé financier suffisamment puissant pour amener des dizaines, des centaines de milliers de Bretons à produire leur énergie, qu'elle soit éolienne, photo-voltaïque, géothermique... Toutes ces techniques ont fait leur preuve, mais tout demeure figé, bloqué, verrouillé. Par qui, faut-il encore se le demander ?