C'est la dure loi du genre en matière de statistique : les Etats sont servis avant les collectivités locales quand ils n'oblitèrent pas volontairement un certain nombre d'études et de données officielles, telles celles d'eurostat, seul organisme à publier des statistiques régions par région en Europe. L'exploitation des données ci-dessus concernent la période post crise des subprimes (2008-2010) et est issue du dernier Annuaire régional d'Eurostat (celui de 2013). Il compile les produits intérieurs bruts à parité de pouvoir d'achat. Il tiennent donc compte des différences de coût de la vie et sont calculés par habitant. Il ne s'agit pas du taux de croissance global mais du taux de croissance du PIB par habitant, une précision de taille car ce mode de calcul "neutralise" l'effet dopant pour l'économie de la seule croissance démographique. En la matière, un véritable trompe l'oeil puisque la Bretagne vire... au naufrage, seules les régions de Champagne-Ardenne et de Bourgogne font pire sur la période 2008-2010 en France.

X.E.

Pour consulter les séries complètes de toutes les régions d'Europe de la plus forte croissance à la plus faible : Données brutes d'eurostat région par région

 

infographie croissance regions d'europe