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IIe épisode de la série CERVEAU SUR MODE OFF TOTAL ou comment auto-écorner le mythe vivant que je suis.

Bon, je ne suis pas spécialement fier de cet épisode. C'était aux environs de 1995. J'étais en deuxième année d'école de journalisme et je venais juste de débuter mon premier stage professionnel dans un quotidien régional. Une rédaction de taille moyenne dans une ville d'environ 50.000 habitants. Le contact était excellent avec l'équipe (et j'en garde au demeurant un excellent souvenir).

Et c'est à vrai dire incognito que je commis mon forfait.

On venait de me confier mon premier article sur le terrain. Pour cela, l'une des journalistes m'avait prêté sa voiture du journal. Sans se douter un instant que je venais tout juste d'obtenir mon permis de conduire (il était temps, à 21 ans) et que je manquais encore un brin d'assurance au volant...

Bon. Qu'à cela ne tienne. Me voilà parti, qui plus est dans une ville inconnue. Avec le stress du boulot, de mon premier reportage. Et voilà que je me perds, que j'enchaîne demi-tours sur demi-tours, tandis que l'heure tourne.

Je risque tout bonnement de rater mon premier rendez-vous. L'angoisse. In-en-vi-sa-gea-ble.

La panique me gagne quand, soudain, je reconnais l'endroit. Bon sang, c'est là ! Je viens juste de passer devant et je dois avoir déjà une vingtaine de minutes de retard ! Ni une ni deux, je fais un demi-tour. Mais pas un demi-tour au carrefour ou au rond point suivant. Naaaan. Un demi-tour en plein boulevard, limite au frein à main. Des voitures arrivent des deux côtés. 'faut vite que je me tire de là. Marche arrière toute pour entamer mon demi-tour non homologué. Et BANG, je recule dans une voiture en stationnement. Nom de Dieu, 'pas le temps. Pas maintenant !!! 'faut que j'y aille à ce putain de rendez-vous ! J'enclanche la marche avant et, voyant une voiture arriver plein pot, j'accélère.

Re-BING. Cette fois, c'est une voiture stationnée dans l'autre sens de la route qui est emboutie. Au niveau de la portière avant ! Je mets la marche arrière, me place enfin dans le sens de circulation et file piteusement à mon rendez-vous...

Résultat des courses : trois voitures écornées...

Bon, ce n'est pas le casse du siècle. Juste un peu de tôle pliée. Mais j'avoue que je n'ai pas demandé mon reste. Je n'ai fait aucun constat et suis rentré bien sagement à la rédaction l'air de rien, l'article et la photo dans mon sac...

Une fois arrivé à la rédaction, la journaliste vient aux nouvelles : " Alors, la conférence de presse, ça t'a plu ? C'était intéressant ? " Moi, sifflotant : " Oh oui, oui, impeccable... "