B u h e z U r V a l a f e n n

Le blog d'un journaliste repenti

17 décembre 2009

PETITE CONTRIBUTION SUR LA PARANO IDENTITAIRE

Lu dans la presse sur le net ce matin. Gros titre : " Le Français est de moins en moins parlé dans les conférences internationales."

Soit.

Mais qu'apprend-on dans ce même article ? Que la langue française est la deuxième langue la plus enseignée dans le monde. Je croyais que l'espagnol et le mandarin avaient pris le pas depuis longtemps. Ne verrait-on que le verre à moitié vide dans ce pays ?

Plus loin, encore :

"Le nombre de locuteurs francophones est en forte croissance : il devrait même doubler d'ici 2050."

Cette croissance est perceptible sur tous les continents. Mieux : la proportion de francophones devrait fortement progresser en Europe dans les décennies à venir. La cause ? La natalité française et ses 2.0 enfants par femme, dont 1.9 enfant par femme chez les françaises de nationalité (ça c'est pour tordre le cou aux clichés très à la mode en ce moment), qui tranche avec celle de nos voisines : 1.3 en Espagne, en Italie, en Allemagne ; encore moins en Europe de l'Est. Nombre de démographes tablent sur 75 millions d'habitants en France à l'horizon 2040/2050 pour autant d'Allemands (ils sont 82 millions actuellement) et moins de 60 millions en Italie.

Autre explication s'agissant de l'Europe : le flux important d'immigrants francophones (Maghreb, Afrique centrale) en Belgique, en Italie, en Espagne et dans une moindre mesure aux Pays-Bas et en Allemagne. Et oui, les immigrés importent la langue française en Europe. Qui l'eut cru ? Sûrement pas les tenants du débat sur l'identité nationale...

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09 décembre 2009

L'ECOCAPITALISME ARRIVE

Le diagnostic énergétique exigé lors d'une vente de maison ou d'appartement, mais aussi en cas de mise à la location, prélude à la mise en place d'un nouvel impôt sur les habitations ? La tentation est grande. A l'heure du nouveau Yalta de l'environnement de Copenhague, il faut s'attendre à voir fleurir la fiscalité verte.

Que faut-il en penser ? La philosophie d'une telle fiscalité, sur le fond, est louable. Réclamée depuis plusieurs années par les écologistes, elle va aboutir d'ores et déjà à la fameuse taxe carbone. Imposer les logements les plus énergétivores irait dans la droite ligne.

En réalité, la tournure des choses me déplaît sur de nombreux points : la suppression concomitante de la taxe professionnelle sur les entreprises et le transfert de fiscalité vers les contribuables (rappelons qu'après la suppression de la TP, les particuliers financeront les collectivités territoriales à hauteur de près de 80 % contre tout juste 50 % aujourd'hui) aboutit à un constat évident : les pouvoirs publics entendent faire peser le coût de décénnies de surproduction industrielle sur les épaules des ménages. Des contribuables. On taxe la demande et non pas l'offre. Le consommateur et non plus le producteur. On culpabilise le consommateur dans ses choix, tout en favorisant le mantien d'une opacité coupable. Les règles du jeu restent parfaitement biaisées : les étiquetages des producteurs demeurent volontairement flous. Quid d'un étiquetage sérieux sur l'origine des produits (et non pas ces sybillins "produit transformé en UE" et j'en passe). Quid d'un étiquetage des produits fabriqués dans le respect des droits de l'enfant et autres ? Cela ne devrait-il pas être fait d'autorité, dès aujourd'hui ?

L'écologie, c'est bien. Surtout si cela profite aux tenants du capitalisme mondial.

La grande messe de Copenhague, ouvrons les paris, va déboucher sur des profits insoupçonnés pour les multinationales. Une deuxième couche sur le dos des consommateurs/contribuables après leur avoir fait endosser les pertes de la crise financière.

Les dindons de la farce ne sont pas encore assez gras.

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27 novembre 2009

MAIS ELEVES, SEST DU LOUR

Ce matin, en éducation socio-culturelle en *** 2e année (16-17 ans les bambins, environ), j'ai lancé l'idée d'un exposé sur une passion de chaque élève : Certains ont proposé comme thème perso le B*X, la Guad*loupe, le Br*sil, le roller... L'un d'eux m'a proposé South P*rk. Moi : " South P*rk ??? Euh ouais, très bien. Pourquoi pas." Pris d'un doute, je viens d'aller voir sur le net. Je suis tombé sur ça :

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20 novembre 2009

L'AUTRE CASSE DU SIECLE

Les élus locaux ne décolèrent pas depuis la présentation courageuse par Nicolas Sarkozy François Fillon du projet de suppression de la taxe professionnelle. En cause ? Le non remplacement (hormis pour l'exercice 2010) de la totalité du produit de cette fameuse TP, principale ressource de nombreuses collectivités.

Mais avant d'aller plus loin, résumons : la taxe professionnelle, payée par les entreprises, est composée de trois parties : une partie assise sur la masse salariale (déjà supprimée il y a quelques années par DSK), une partie assise sur les biens immobiliers (valeurs locatives) et enfin, pour schématiser, une troisième partie sur les équipements (machines outils, etc). Très contestée, unique au monde, elle a de toute évidence un effet pénalisant pour les entreprises, en particulier dans l'industrie. François Mitterrand, en son temps, avait parlé de "taxe imbécile", d'autant que la TP avait été créée par Jacques Chirac en 1975, afin de remplacer la patente.

Ce n'est donc pas tant sa suppression qui heurte aujourd'hui, mais le flou artistique qui règne sur les finances locales. Le président de la République, il faut le dire, n'y est pas allé par quatre chemins, rechignant à remplacer le produit de cette taxe en invoquant la gabegie des élus locaux !

De grâce. Monsieur 8.5 % de déficits publics (contre moins de 3 % à son arrivée) a beau jeu. Les Régions et les Départements sont, de par la loi, formellement tenus d'équilibrer leur budget. Eux. En clair, ils n'ont pas le droit de dépenser plus qu'ils ne gagnent. Ce qui ne les empêche pas, au passage, d'assurer environ 80 % des investissements publics en France...

En transférant depuis plusieurs années des dizaines de milliers de personnels (Atos par exemple) vers les collectivités locales, l'Etat s'est joyeusement défaussé et s'est bien gardé de transférer sur la durée toutes recettes fiscales correspondantes. Résultat : les collectivités locales n'ont pas d'autres choix que d'augmenter les impôts.

S'agissant de la part des régions, par exemple, il est bon de rappeler que leur poids dans le budget des ménages est tout relatif : sur une taxe d'habitation de 500 euros, 0 euro revient à la Région, contre environ 260 euros pour la commune et 130 euros pour le département. Pour une taxe foncière de 500 euros, le montant s'élève en moyenne à une trentaine d'euros contre 250 euros pour une commune et 130 pour le département.

Difficile de ne pas penser qu'en l'espèce, l'Etat cherche à se désendetter à bon compte, sur le dos des territoires, en opérant une recentralisation à peine déguisée. La levée de bouclier des élus locaux contre le très Jacobin Président rappelle les premières heures de la République. A l'heure d'une responsabilisation et d'une autonomie croissante des territoires dans toute l'Europe, ce n'est plus des années de retard que la France accumule. Mais des siècles.


coffre_fort

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13 octobre 2009

BACK ON THE WILD SIDE ?

Comment qualifier ces derniers mois, ces dernières années ? Une mue interminable. Une impression, parfois, de se mordre la queue. De faire marche arrière sur certains plans. De brûler des étapes sur d'autres. De garder en toutes circonstances à l'esprit l'essentiel. Mais à force de garder l'essentiel, de laisser tomber parfois, à tort, le superflu. D'avoir fait le vide de l'accessoire. J'ai l'impression, paradoxale, d'avoir soulevé des montagnes tout en butant sur des grains de sable.

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26 juillet 2009

Tut... tut... tut...

Allo ?

Oui ?

Ben alors ce nouveau blog ?

Ben... Toujours dans les cartons. La bascule traîne. Le déménagement est plus réel que virtuel. Chaque chose en son temps... Mais je n'oublie pas. Du reste, la blogosphère commence à me tarauder de nouveau, c'est bon signe.

Allez hop, d'ici là, je rouvre les commentaires que je n'aurais pas dû fermer, du reste. Et promets bientôt une note plus complète sur les derniers aléas...

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12 octobre 2008

QUINIPILY

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Quinipily, Baud (Morbihan). Un nom charmant pour un lieu-dit qui l'est tout autant. Un parc splendide, aménagé sur plusieurs terrasses gigantesques de verdure. Le site surplombe la vallée du Blavet et avait, par ce magnifique temps d'hier, des airs d'Italie : Quinipily a la particularité d'abriter une statue de Vénus de 2.20 m qui trône sur un piédestal au-dessus d'une fontaine, face à la vallée.

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Jusqu'au XVIIe, la Vénus se situait sur la colline de Castennec, à une dizaine de km au nord, où s'élevait la cité gauloise de Sulim. L'origine de cette statue demeure mystérieuse : vestige gallo-romain ? Elle faisait en tout cas l'objet d'un culte païen dans la région. Un culte qui finit par agacer l'évêque de Vannes. A sa demande, le seigneur de Quinipily, Claude de Lannion, la jeta dans le Blavet en 1661.

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Dès 1664, les paysans de la région s'empressent de la sortir des eaux pour reprendre le culte. Après la mort de Claude, son fils, Pierre de Lannion, décide de la réhabiliter et la déplace jusqu'au château de Quinipily, où les descendants ne ménagent par leurs efforts pour entretenir ce superbe site ombragé, qui compte plusieurs longères entièrement restautées.

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Sur la terrasse supérieure, une autre statue représentant l'archange Saint-Michel terrassant le diable surplombe la vallée. Elle a été restaurée en 2000. Elle alimentait jadis une fontaine ainsi que la statue de Vénus et son auge en pierre de 3600 litres. L'exploitation d'une carrière voisine a malheureusement tout asséché...

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Voilà, quoi qu'il en soit, un endroit hors du temps, comme je les aime, que j'ignorais totalement. Je l'ai découvert par l'entremise d'une blogueuse de Lorient qui avait eu la bonne idée de me suggérer cette balade sur ce blog, il y a près de deux ans. Avec un peu de retard, j'ai enfin suivi son conseil. Merci très sincèrement !

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07 octobre 2008

LA CHUTE DE L'EMPIRE AMERICAIN D'OCCIDENT

Des milliards engloutis, qui semblent sortis du chapeau*, pour payer l'addition salée, orgiaque, des fonds de spéculation et des banques. Alors qu'ils se sont gavés d'argent. Qu'ils ont fait payer deux fois les classes modestes qui ont alimenté les fameuses subprimes. En leur prêtant de l'argent à vil taux et en pariant sur la revente de leurs biens. Parce qu'ils savaient parfaitement qu'ils ne pourraient pas tous honorer leurs dettes.

Manque de chance, le jeu a trop bien fonctionné. Le surendettement des ménages a été tel qu'il a poussé à la revente un nombre considérable de biens immobiliers (en tout cas aux Etats-Unis). Le marché n'a pas pu aborbé ce surcroît d'offres par rapport à la demande, faisant plonger les prix de l'immobilier. Le phénomène de contagion est bien connu. L'effet domino est enclenché. Les banques plongent. Les Etats viennent à la rescousse. On se croirait, pour un peu, revenu au temps des nationalisations... Quelle ironie, quelle issue inattendue. L'hypercapitalisme triomphant la ramène moins.

L'Empire américain d'occident vivrait-il ses dernières heures ? Pas sûr pour autant. L'Oncle Sam a de la ressource. Mais cette implosion financière, qui coïncide avec la montée en puissance de la Chine, de l'Asie en général, servira sûrement de marqueur historique dans ce passage de relais.

* En réalité des Etats et donc des poches des contribuables. En recapitalisant - voire en nationalisant - des banques, les Etats semblent trouver des ressources inattendues pour financer la gabegie. Maintenant, pour être plus précis, d'où sort cet argent ? De la planche à billet (inflation en perspective) ? Du recours à l'emprunt (déficits budgétaires accrus en perspective) ? Des réserves (type stocks d'or) ? Dans tous les cas, les répercussions seront très lourdes... 

Wall Street, New-York, 2008.

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06 septembre 2008

JE DECLINE TOUTE RESPONSABILITE

Je descends la colline qui rejoint l'estuaire, en traînant une gaine électrique préfilée de 2.5 mm2 comme une laisse, sur une dizaine de mètres.

En bas, une aire de jeux s'ouvre à moi. Là, stupeur : une femme toute de cuir vêtue, genre SM, se suspend lascivement à la balançoire. En guise d'anneaux, des menottes. Elle me regarde avec un air détaché, comme si tout cela était parfaitement normal. A droite de la balançoire, deux équipes mixtes de volley s'affrontent. Après chaque point, elles improvisent des danses solo endiablées. Du volley rythmique, en somme.

Je poursuis mon itinéraire chez les dingues. Un peu plus loin, s'ouvre un autre terrain de volley. Un demi-terrain, en fait. A hauteur du filet, un podium, duquel un type lance des balles aux joueurs, de toutes ses forces. Je me glisse parmi les joueurs, qui réceptionnent les balles avec une aisance déconcertante. Un tir canon arrive droit sur moi. Je réceptionne à mon tour la balle, mais qui part à 90° sur la gauche, droit sur le visage d'un petit blond, furieux, qui m'invective aussitôt.

Je me réveille brusquement, en ce samedi matin. Encore un rêve con.


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06 août 2008

temps moDErnes

DEREGULER
DEREGLEMENTER
DELOCALISER
DECONTAMINER
DECLOISONNER
DESINSTALLER
DEZIPPER
DEGROUPER
DELESTER
DESYNCHRONISER
DECOMPRESSER
DESTRUCTURER
DEMYSTHIFIER
DESINFORMER
DEVITALISER
DESHUMANISER.

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