VOYAGE DANS LE VENTRE DE LA BÊTE INDUSTRIELLE

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Ca commence comme dans un film de science fiction. On pense à Valérian et Laureline, à Blade Runner ou au 5e Elément...

 

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Sauf que c'est bien réel. Il y a l'odeur, âpre, métallique, forcément. La chaleur, le bruit.

Dans un ululement de machines, le corps de la bête s'ouvre. 

 

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Un homme est aux commandes. Insatiable, le chaudron de quatre tonnes est prêt à engoutir sa pitance. 

 

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Il dévore toutes les deux heures des abats industriels et des corps démembrés de métal.

Des corps dont vous vous êtes vous-mêmes, peut-être, débarrassés un jour, dans une obscure décheterie...

 

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Obscure comme ce décor onirique, cerné par la ville.

 

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Mais las ! La besogne n'est pas accomplie. Il faut faire chauffer le ventre de la bête. Le porter à près de 1.700 °c...

 

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... tout ça pour faire du produit de nos forfaits consuméristes... de nouvelles créatures.

 

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La coulée est déversée dans des moules bruts : ils donneront naissance à des corps de pompe pour l'industrie pétrolière, à des sabots et des éléments de freinage pour trains et tramways, des éléments mécaniques pour camions militaires...

 

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Bienvenue aux Aciéries de Ploërmel, pour cette visite guidée insolite dont je ne suis pas revenu tout à fait indemme.

L'un des derniers vestiges en activité du genre en France poursuit en l'occurrence sa mue. Les aciéries (95 salariés) devraient achevé en 2019 leur déménagement titanesque, entamé en 2011, et ayant mobilisé déjà quelque 12 millions d'euros d'investissement. Après les ateliers de finition, c'est cette fonderie à arc (par électrolyse) ci-dessus qui doit à son tour déménager pour rejoindre le nouveau site industriel à l'autre bout de la ville.

Un site plus moderne, plus performant et moins énergivore (à induction). Ainsi, évoluera-t-il enfin à l'abri d'un voisinage urbain qui n'avait plus grand chiose à voir avec celui qui présida à cette aventure industrielle, il y a plus d'un siècle...

 

A lire : l'article complet - et plus factuel - sur le site du Journal des entreprises.

D'autres news éco radiophoniques en Morbihan: http://laradiodesentreprises.com/broadcast/173039-L-Eco-dans-le-Morbihan

Posté par ar valafenn à 11:02 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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A quoi ressemble le gaulois à l'oreille ?

chant gaulois


Extrait d'une chanson du groupe suisse Eluveitie (folk/metal) très influencé par le répertoire celtique. Ils pratiquent de la flûte, de la cornemuse, du violon et de la vielle à roue... et chantent en Helvète. Autrement dit, dans un dialecte gaulois. Belle langue, neketa ? Et le Breton n'est pas loin...

 

♪ Omnos ♪ {Peur} - Petite fille - Je suis une jolie fille honnête, Pleine de vertue et de jeunesse. J'aime les fleurs de la forêt et les chansons. - Loup - Hé, jolie jeune fille, Que fais-tu dans cette forêt toute seule, Si loin de tes proches ? - Petite fille - Hé, joli garçon, viens ici ! Cueillons quelques fleurs Dans cette forêt ensemble ! - Loup - Je ne suis pas un garçon, je suis le méchant loup. Dans les bois je chasse, Je chasse pour la fleur de ta jeunesse. - Petite fille - Bien, cher loup, jouons à un jeu, Dansons une danse joyeuse, Chantons des chansons honorables ! - Loup - Je n'aime pas les jeux d'enfant, J'aime jouer à des jeux de loup sinistres Dans les profondeurs de la forêt, avec toi. - Petite fille - Loup sauvage, fait ce que Ton coeur désire, Mais je t'en pris : reste avec moi ! - Loup - Non, petite fille, je ne vais pas demeurer avec toi, Je ne reste pas avec toi et je ne t'aime pas. Je ne t'ai jamais aimé. - Petite fille - J'étais une jolie fille honnête, Maintenant je suis pauvre et submergée de honte. Maintenant, seulement l'étang profond m'attend.

Ceci n'est pas un pistolet

ceci n'est pas un pistolet 001

Document collecté sans truquage. Ceci est le plan d'un parc d'activité. 

A quoi pensent les urbanistes, je vous le demande...

Posté par ar valafenn à 21:24 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Station de ski en Bretagne : les hauts Bretons n'ont pas dit leur dernier mot !

 

station de ski bretonne

 

Voici le toit de la Bretagne et du massif armoricain.

Vous avez probablement entendu parler du projet Menez Are 400, mené par l'association des Skieurs bretons ? Les journaux télévisés de 13 h  en ont fait l'écho, en décembre dernier, avec des images saisissantes...

 

station de ski en bretagne menez are 400

 

Personnellement, je suis fan ! J'ai hâte que le projet sorte enfin de terre (gelée)...

 

menez are 400

 

Ne pas pouvoir skier en Bretagne, c'est LA FRUSTRATION ABSOLUE !!! d'ici à ce que le Gulf Stream nous lâche les sabots "grâce" au réchauffement climatique. 

 

menez are 400

 

Mais les skieurs bretons peuvent-ils faire des miracles ? Certes, ils ont déjà implanté une remontée mécanique à Saint-Rivoal. Trop forts. Mais quid de la neige ?

De la neige, ici, il en tombe... quelquers jours par an, au mieux. De mémoire d'internaute, à Saint-Rivoal, on peut trouver ça (merci Lud29) :

 

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J'avais en mon temps posté quelques témoignages émus, un peu plus près du littoral :

 

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Mais le fond du problème, outre la neige (petit problème), c'est l'autorisation d'exploiter dans un tel site naturel. Car vous l'avez bien compris, la remontée mécanique de Saint-Rivoal est une incrustation, fort réussie, réalisée par l'association des Skieurs bretons...

Or, il y a une autre solution, bien plus sérieuse. Et je le dis bien fort : c'est du côté de la Haute Bretagne qu'il faut se tourner !

La première station de ski bretonne existe. Elle est sous nos yeux :

 

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Suggérons de l'appeler Abbaretz 121.

Le sommet de ce terril d'étain se site en l'occurrence 5 mètres plus haut que le point culminant officiel de la Loire-Atlantique (colline de la Bretèche), Or, Abbaretz 121 a déjà ses aficionados :

 

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Militons donc pour la création d'une remontée mécanique et l'ouverture d'au moins une piste en serpentin sur un mix à base de sel issu des marais salants ou, moins abrasif j'en conviens, de poudre d'étain...

Je vous le dis : les Hauts Bretons n'ont pas dit leur dernier mot.

Ne reste plus qu'à trouver les investisseurs !

 

Ur vranig a oa e kreiz ar c'hoad...

 

corbeau

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A redécouvrir, un air traditionnel breton joliment interprété :

Ur vranig a oa e kreiz ar c'hoad,

Kanañ a rae a-hed an deiz

Kan, branig, branig, kan !

'vit plijadur vras hon diouskouarn

*

Il y avait une petite corneille dans les bois

Elle chantait toute la journée

Chante, petite corneille, oetite corneille, chante !

Pour le grand plaisir de nos oreilles

*

#4 - Ur vranig :

http://bed.ar.vuhezourien.free.fr/radio.blog/?autoplay=3

https://doriandre.wordpress.com/2012/11/

http://legueuloire.canalblog.com/archives/2013/05/20/27202059.html

 

Posté par ar valafenn à 18:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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Non les Irlandais n'en ont pas une plus grosse

 

ils n'en ont pas un si grosse que ça

Non, les Irlandais n'en ont une pas si grosse que ça. 
D'ailleurs, le gouvernement a décidé de modifier l'outil statistique qui la mesure (parce qu'on mesure tout, qu'est ce que vous croyez).
Faut dire que les derniers calculs en date étaient particulièrement généreux : + 26 % d'un trait de plume !
Ca laissait rêveur...

Du coup, les Irlandais culbutaient tout le monde en Europe, à l'exception des Luxembourgeois.
Seulement voilà. Une telle ré-évaluation s'est avérée source de mauvaises surprises, de déception, pour ne pas dire de frustration : considérant que les Irlandais en avaient une grosse, il n'y avait plus lieu de mettre en place des politiques de compensation ou de péréquation, surtout au sein de l'UE. 
Et tout cela, apprend-on, tenait à la pompe des actifs américains injectés dans nos amis irlandais !
Tout cela est bien derrière nous. Gage d'efficacité et de transparence, le nouvel indicateur reflètera mieux la réalité. Selon Reuters, un groupe d'économistes et d'universitaires présidé par le gouverneur de la Banque centrale irlandaise, Philip Lane, a lui-même conclu, dans une série de recommandations : 

"Il est d'une grande importance de fournir des évaluations fiables de la taille cumulée (...)."

Donc non, les Irlandais n'ont pas une si grosse... valeur ajoutée : ce 3 février, l'Irlande a décidé de modifier l'outil statistique qui la mesure en abandonnant le traditionnel Produit intérieur brut (PIB) pour un "Revenu national brut ajusté" (RNB).
Toujours selon cette même agence, en raison d'une fiscalité ultra accomodante, l'Irlande avait révisé son PIB de 26% après l'agumentation spectaculaire de la masse des capitaux rapatriés par les multinationales installées en Irlande. Une telle surévalation minorait artificiellement le niveau de la dette réelle du pays et faussait les performances irlandaises...

Chapelle Saint-Philibert, Morbihan

Chapelle Saint-Philibert, Bretagne, janvier 2017.

Posté par ar valafenn à 23:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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Brexiter's nightmare

 

brexit+nightmare 2

 

Sorry. 

 

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L' h o m m e a u g m e n t é

 

Sensation étrange, désagréable, depuis quelques années. Quand j'écris, j'ai l'impression que cela n'a plus de sens. Que c'est devenu une gageure. 

C'est anti-économique.

J'ai l'impression que tout le monde se dit que cela ne sert à rien. Que les blogueurs sont trop nombreux pour être tous fous mais qu'il faut être fou pour être blogueur. 

En 2017, réfléchir se passe de lire et d'écrire tellement tout est devenu intuitif. On le voit bien, l'intelligence répond à un autre instinct. J'ai longtemps pensé que l'école puis la société abrutissait nos neurones. Qu'elles tuaient nos pensées en les remplaçant par des préfabriqués. Des pensées déjà mâchées.

On nous aliénait à l'idée que d'autres s'étaient eux-mêmes faits des Idées, avec un grand I. D'autres. Plus intelligents. Intelligents, voyez-vous, comme du temps où l'intelligence était... mieux avant.

En 2017, l'intelligence aurait muté, devenant intuitive. Les bêtes à concours auraient-elles donc été détrônées ? Les ânes, enfin sacrés ? 

En 2017, la philosophie n'accouche guère plus que de souris. Les philosophes aussi ont perdu leurs strophes. Parce que les strophes sont des coquilles vides, vides de substance, des carcasses encombrantes qui cadenassent les idées auxquelles on finit par ne plus vouloir penser.

Penser.

Penser comme du temps où l'on pensait penser pour toujours. Détenant la vérité pour la nuit des temps. 

Mais ça, c'était avant. C'était ce que l'on croyait avant que ces foutus ordinateurs viennent nous concurrencer, puis tout emporter.

Les ordinateurs nous ont challengés. Il nous ont fait perdre conscience que la conscience n'est pas ce que l'on pensait. Les ordinateurs nous font perdre conscience que la pensée est non seulement démodée mais qu'elle peut être copiée, collée, partagée, cédée.

Avec les ordinateurs, l'homme tombe de son piédestal et se prend même à croire que les animaux lui sont égaux. Voire supérieurs.

Paradoxe.

L'intelligence artificielle nous fait perdre conscience, comme si elle nous faisait oublier le fait que la conscience était notre chasse gardée.

Non, l'intelligence n'est plus notre panacée. Nous sommes sur un pied d'égalité avec tous les vertébrés, les crustacés... L'intuitif natif nous oblige à penser intelligence augmentée, mais n'est-ce pas pour compenser ce que nous avons volontairement abandonné ?

En 2017, c'est donc enfin la Sainte-Trinité.

L'homme, l'animal et l'intelligence artificielle, tous sur un pied d'égalité...

Comme si l'homme avait rétréci à s'augmenter...

Posté par ar valafenn à 01:05 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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