B u h e z U r V a l a f e n n

Le blog d'un journaliste repenti

13 février 2008

DE L'OR SOUS LES MENHIRS


carnacalignements


Carnac.
Les menhirs ont retrouvé leur liberté. Inapprochables depuis plusieurs années pour cause de détériorations multiples (lande abîmée...), les alignements ne sont plus frappés d'interdit. C'est un bonheur de pouvoir sillonner de nouveau au beau milieu.


Non loin de là, à P., il ne subsiste plus grand chose des alignements de Gueldro-Hilio, pourtant jadis comparables. Une belle légende demeure toutefois : les pierres de P. iraient tous les cent ans s'abreuver à la rivière d'Etel.
La légende narre en effet l'aventure de Bernèz, pauvre travailleur des champs amoureux de la belle Rozenn, la fille de son maître, Marzinn. Hélas, ce dernier réserve sa main à un meilleur parti...
Un soir de Noël, pris par la tempête, dans l'impossibilité de se rendre à la messe, Bernèz est accueilli à la table des Marzinn, quand surgit un mendiant. Un sorcier bien connu dans la région, redouté même. La famille préfère l'accueillir. Le mendiant partage alors leur repas et est hébergé pour la nuit, à l'étable.
En pleine nuit, stupeur : l'homme est réveillé par... la conversation de l'âne et du bœuf de l'étable ! Les animaux parlent ! Le mendiant n'en croit pas ses oreilles. Qui plus est, l'âne et le bœuf évoquent l'existence d'un incroyable secret : tous les cent ans, les pierres de P. iraient boire à la rivière d'Etel, laissant d'incomparables trésors à découvert ! " Mais les pierres reviennent si vite à leur place, qu'elles écrasent celui qui est sur leur passage. La seule façon de les éviter est de tenir une branche de l'herbe de la croix, entourée d'un trèfle à cinq feuilles ", explique l'âne. Et ce n'est pas tout : pour pouvoir emporter les trésors sans qu'ils ne tombent en poussière, faut-il encore donner en retour au diable l'âme d'un baptisé. Et d'indiquer : " Justement, cela fait un siècle que les pierres ne sont pas parties à la rivière ! "
Le lendemain, tout en affaire, le sorcier s'empresse de rechercher l'herbe de la croix et le trèfle à cinq feuilles. En chemin dans la lande, il tombe sur Bernèz, occupé à tailler une croix sur la plus haute des pierres maudites. L'occasion est trop belle ! Une idée germe dans son esprit. Il aborde le pauvre Bernèz et lui propose : " Si tu veux devenir riche et épouser Rozenn, écoute-moi. J'ai moyen d'exaucer ton vœu. " Le mendiant lui dit alors ce qu'il convient de faire, sans toutefois lui expliquer comment éviter les pierres à leur retour...
Rendez-vous est pris à la tombée de la nuit. Bernèz arrive peu avant minuit, exalté à l'idée de couvrir sa Rozennig d'or et de cadeaux. Minuit sonne quand, soudain, dans un bruit effrayant sur la lande, Bernèz voit s'élancer les pierres, qui s'envolent en direction de la rivière. Bernèz se précipite, tout juste précédé du mendiant, qui vient de surgir devant lui : à la place des pierres, des puits d'or et d'argent étincellent ! Les deux hommes s'empressent de récolter tout ce qu'ils peuvent quand apparaissent, déjà, les pierres de P., couchées en avant, filant dans un vacarme assourdissant. Bernèz se sent perdu, mais le mendiant, lui, agite l'herbe de la croix et son trèfle à cinq feuilles, un air de triomphe sur le visage. Bernèz se jette à genoux pensant sa dernière heure arrivée, quand s'immobilise, tout à coup, la plus grande des pierres, juste devant lui. Il reconnaît la fameuse pierre sur laquelle il avait gravé sa croix, la veille. Celle-ci reste immobile, tandis que les autres reprennent leur place. Puis, comme si le charme du trèfle et de l'herbe n'opérait plus, la pierre vient lourdement s'écraser sur le mendiant !
La providence a puni celui qui avait tenté de tromper le malheureux Bernèz. Ce dernier revient au village, couvert d'or. La réaction de Marzinn ne se fait pas attendre : il s'empresse de lui donner la main de sa fille Rozenn...


Aujourd'hui, quelques pierres existent toujours, du côté de Gueldro-Hilio. Ironie de l'histoire, la légende a bien failli se vérifier : les pierres reposent sur un terrain constructible, dont le mètre carré s'arrache à prix d'or !


__vendre


Un permis de construire a même été déposé fin 2007.
Le maire a heureusement été arrêté dans son élan par plusieurs habitants et des associations du patrimoine...

Posté par ar valafenn à 15:49 - MAIN MENU - Rétroliens [0] - Permalien [#]


09 février 2008



flying_away


Une circonvolution imprévue. Improbable, même, il y a quelques jours encore...

Posté par ar valafenn à 13:42 - MAIN MENU - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 février 2008


d_p_che_brut_1


Lu sur un fil d'actualité...
"L'offre et la demande sont égales et les réserves sont bonnes", dixit un roi du pétrole.
??????
A part ça, le brut frôle les 100 dollars le baril. Rappelons qu'il était à 20 dollars il y a une dizaine d'années.

On continue ?


d_p_che_brut_2


De mieux en mieux. Vous avez bien lu ! Une baisse de la production est envisagée (si le brut descend trop en-deçà des 90 dollars le baril, en clair).

Encore mieux 2 : le même jour, à la même heure, sur ce même fil d'actu, BP annonce avoir découvert un... " 15e gisement pétrolier dans le bloc 31, entre -2000 et -5000 mètres au large de l'Angola ".
Si ce n'est pas créer la pénurie. Dans quelques années, ' faudra d'ailleurs pas venir pleurer : le Grenelle prévoit la mise obligatoire des logements à des normes énergétiques drastiques. Une étude évalue même les mises aux normes à environ 15-20 000 euros pour un pavillon. Mééééé ne vous inquiétez pas : le Gouvernement étudie des aides. Oui, des aides. Vous voulez savoir quel genre d'aides ? Des prêts à taux 0 sur 10-15 ans.
Faudra quand même sortir les 15-20 000 euros...

DE L'OR NOIR À L'OR VERT...

Bref, les prix ne sont plus fonction de l'offre et de la demande, mais des producteurs, des traders, des lobbies énergétiques, y compris ceux de la nouvelle économie de l'environnement, qui détiennent l'arme absolue : c'est pour sauver la planète.
A part ça, à tous les coups quand les prix dérapent, on nous sort l'argument imparable de la loi de l'offre et de la demande.
Imparable. C'est mathématique.
Bien sûr.

Posté par ar valafenn à 13:28 - MAIN MENU - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 janvier 2008

LES TEMPS SONT DURS...



PA_0


Mouais.


PA_1


Encore que dalle.


PA_2


Pfffff...


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Non plus.


Tu parles, ces mecs se gardent les meilleurs plans entre eux.


A moins que...


annonce_trader



bombe




Posté par ar valafenn à 21:34 - MAIN MENU - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 janvier 2008


chemin_forest_2


Au bout du chemin, l'une des nombreuses presqu'îles de Locoal-Mendon. Celle de Forest, en l'occurrence, un site magique déjà évoqué sur ce blog.


Quand on aime, hein...


table_orientation_2


Il faut dire que l'on y trouve des super tables pour poser son casse-dale...


table_oientation_1


Des murs qui louent l'amitié sino-bretonne...


tag_ria_2


... d'autres qui en appellent à la libération des abeilles :


tag_ria_1


On peut aussi descendre en acrobranche jusqu'à la ria (attention à marée basse).


chemin_forest


Méééééé par contre, un bémol de taille plombe ici un peu l'ambiance :


Il est formellement interdit d'écouter Jeux interdits dans les buissons.


jeux_interdits

Posté par ar valafenn à 14:14 - MAIN MENU - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 janvier 2008

TEMPÊTE DE L'EXTÉRIEUR



tempete_1501_1


Avis de gros temps sur Nichtarguer et Saint-Cado, ce matin. A l'instar du golfe du Morbihan, on est ici relativement bien abrité des tempêtes, la ria d'Etel formant une échancrure océanique serpentant sur une dizaine de kilomètres dans les terres.


Face au large, côté Kerminihy, à l'entrée de la ria, autre ambiance :


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Bon, je n'ai plus qu'à faire sécher mes vêtements...


Posté par ar valafenn à 14:05 - MAIN MENU - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 janvier 2008

J - 365-et-quelques



Je sais que cette nouvelle échappée belle est un peu l'...


arbre


... qui cache la...


for_t


Mais c'est ce qu'il y avait de plus (ir)raisonnable à faire...


d_fil__slowd_fil__slow




Posté par ar valafenn à 13:41 - MAIN MENU - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 janvier 2008

CA VOUS FICHE QUAND MÊME UN COUP DE VIEUX


Bientôt six ans au compteur et déjà votre enfant vous montre des signes suprenants de précocité.

Voilà qui constituera assurément la première énigme de cette année 2008 :


PA


Sa maman a retrouvé ça (bien découpé vous en conviendrez) dans ses poches en lançant une machine à laver...

Posté par ar valafenn à 12:17 - MAIN MENU - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 décembre 2007

DE L'IMPACT DU NATURISME SUR LE PIB/HABITANT

Pour parfaire l'inclination naturelle de ce blog (cf mes recherches par mot clef les plus récurrentes), je voudrais aborder avec vous l'impact du naturisme sur le Produit intérieur brut par habitant.

Indiscutablement, cette thématique n'a été que trop négligée par les principales organisations internationales de tous poils.
Considérant d'abord que le premier effet macro-économique du naturisme est de ne pas recourir à la production et encore moins à la consommation de vêtements, on peut d'ores et déjà déduire que le secteur habillement compterait pour 0 % du PIB contre environ 3 % dans une économie occidentale dite ouverte (à tous vents). De ce point de vue, on enregistrerait déjà un impact de -3 %.

L'économie naturiste accuserait-elle le coup pour autant ? Pas si sûr. Car une telle propention nécessiterait un recours accru au chauffage domestique. Résultat : le secteur de l'énergie s'en trouverait sérieusement boosté. Or, nous touchons là un pan de l'économie à forte valeur ajoutée, alors que le textile est l'exemple type d'une activité de main d'œuvre à faible coût.
Néanmoins, on peut raisonnablement penser que cette surconsommation énergétique ne compenserait pas les pertes totales du secteur textile. Nous tablerons donc plutôt sur un impact culmulé de -3+2=-1 % sur le PIB.

D'une manière plus marginale, d'autres effets macro-économiques pourraient être de toute évidence constatés :
- Une chute de 100% du marché des serviettes féminines...
- Une compensation par le marché des tampons.
- Une chute du marché des couches culottes.
- Une hausse du marché de la maroquinerie (sacs à main, bandanas... pour compenser l'absence de poches).
- Une hausse de la fréquentation des salons d'esthétisme et de la consommation de produits épilatoires.
- Une baisse du marché des déodorants (réduction substantielle des pieds qui puent dans les chaussettes, notamment).
- Une forte hausse du marché des crèmes solaires.
- Une suractivité des services dermatologiques.
- Une hausse de la consommation de médicaments contre les rhumes, les coups de froid, compensée par une baisse des ventes de viagra (quoi que cela peut dépendre du type de public fréquenté - une étude danoise a ainsi observé une forte surconsommation de viagra auprès des salariés naturistes mâles en milieu gériatrique) voire d'antidépresseurs.
On peut également s'interroger sur l'impact du naturisme sur les naissances. Nous touchons là du doigt l'une des principales variables. On peut globalement suputer un sensible pic. Les démographes les plus au fait sur la question tablent ainsi sur un impact à la hausse de l'ordre de quelques pourcents. Or, toute augmentation de la natalité a, dans les économies occidentales, tendance à augmenter le dynamisme économique sur le moyen et le long terme, principalement en raison de la hausse du nombre de consommateurs.

Au vu de tous ces paramètres, il est raisonnable de penser qu'au bout du compte, le naturisme aurait une incidence légèrement positive, de l'ordre de 1 voire 2 % du PIB.
Ce qui équivaudrait à la bagatelle de 250 000 à 500 000 emplois. Le voilà, le fameux choc de croissance...


Sur ces considérations, je vous souhaite à toutes et à tous un joyeux Noël !


papanoel_poil


Posté par ar valafenn à 18:37 - MAIN MENU - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 décembre 2007

L'HISTOIRE TIRÉE AU CORDEAU

Des pans occultés, méconnus, en particulier de l'histoire officielle, celle des livres scolaires notamment.
Ainsi, la francophonie en Afrique-du-Sud, composante non négligeable de la population afrikaaner. Environ 20 % de la population blanche sud-africaine porte un pseudonyme francophone. On se souvient du dernier président de l'apartheid : Frederik de Klerk (descendant direct des Le Clercq). Pas très flatteur, n'est-ce pas ?
Plus glorieux : l'équipe de rugby, lors de la dernière coupe du monde, est un autre exemple avec ses de Villiers, du Plessis, de Klerk...
Fourie, du Toit, Marais, Fouche, Hugo, Joubert sont également des patronymes répandus. C'est qu'une proportion non négligeable de Huguenots français s'expatrièrent après la révocation de l'Edit de Nantes en Afrique du sud via les Pays-Bas. La colonie francophone (178 familles au départ) y a fait souche entre 1688 et 1691. Les administrateurs de la Compagnie d'Afrique du sud firent appel aux huguenots pour développer l'agriculture et la viticulture. Des terres leur furent allouées, essentiellement dans une région située à une soixantaine de kilomètres au nord-est du Cap, entre Paarl et Franschhoek (litt. le « coin des Français »).
Relativement bien accueillis au départ, les francophones d'Afrique du sud furent assez vite priés d'abandonner leur culture. Méthodes non sans rappeler ce qui s'est passé par la suite dans certaines régions de France. Il leur fut interdit de recourir à des instituteurs ou des pasteurs français. En moins de deux générations, vers 1730, la langue française avait disparu.

Par cette note, je n'entends pas abonder dans la culture de la repentance tant décriée par certains politiques... Montrer un quelconque côté obscur de la francophonie. De grâce, je n'entends pas non plus louer les liens franco-afrikaans, encore moins !

Je suis simplement, à chaque fois que l'occasion se présente, interpellé par cette vision quelque peu monolithique de l'Histoire de France. Monolithique, implacable, qui déroule une sorte d'évolution irréversible et linéaire depuis l'homme de Cro-magnon jusqu'au Français (un et indivisible, cela va de soit), en passant par les Gaulois et la civilisation romaine.
J'avoue avoir un faible pour les itinéraires méconnus, anecdotiques, pour les allers et venues, les détours, les travers, les circonvolutions ou les mélanges improbables. On m'objectera que ce creuset, justement, forme un tout. Je répondrai : oui, il forme un tout. Mais le tout ne doit pas faire oublier chacune de ses composantes. Je retiendrais autant l'allure générale de l'arbre que chacune de ses branches, qu'elles soient éloignées ou proches du tronc, maîtresses ou secondaires, si d'ordinaire je considérais que la France est un arbre. Mais en réalité, cela serait me contredire : la France n'est déjà qu'une branche parmi d'autres. En aucun cas le tronc ou les racines.
Du reste, oublions la métaphore de l'arbre. On en trouvera toujours qui diront : " Il faut savoir tailler un arbre pour le fortifier. "
Le danger guettera tant que l'homme aura du mal à laisser faire la nature...


arbre_mort

Posté par ar valafenn à 15:28 - MAIN MENU - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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