Fly to Notre Dame des Landes

 

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Cible de nombreuses critiques, notamment des écologistes, contestée localement par des associations de riverains très actives, la future plate-forme aéroportuaire du Grand-Ouest a-t-elle pour autant du plomb dans l'aile ? L'idée d'un moratoire voire d'un abandon est-elle plausible ? Pas vraiment. La porte parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem l'a rappelé cet été encore: l'aéroport se fera "comme nous nous y étions engagés". Non seulement l'idée ne date pas d'hier (1965), mais en plus elle est en sérieuse voie de concrétisation : acquisitions foncières, enquête publique (2006), déclaration d'utilité publique (2008), contrat de concession (2011)... Notre-Dame-des-Landes est presque sur la piste de décollage. A l'échelle du temps d'un tel chantier - c'est actuellement le plus gros projet de construction aéroportuaire en Europe - c'est même imminent. Emmenés par le groupe Vinci, les travaux devraient débuter en 2014 pour une mise en service en 2017.

L'objectif est de doter le "Grand Ouest" (Bretagne et Pays de la Loire) d'une plate-forme aéroportuaire de 4,5 millions de passagers par an (9 millions à terme) contre 3,2 actuellement à Nantes-Atlantique, arrivée à saturation et jugé trop près de l'agglomération nantaise : 50% des avions la survolent. Le nombre de riverains exposés au bruit passerait de 42 000 à 900 personnes (2 700 à terme), selon les défenseurs du projet qui avancent également les retombées en terme d'emploi : de l'ordre de 1 500 emplois directs supplémentaires à l'aéroport actuel et 9 000 induits (localement et au niveau national).

Le syndicat mixte d'étude de l'aéroport pointe également des arguments écologiques : les infrastructures, dotées de chaufferie au bois, de toitures et de fermes photovoltaïques, induiront un bilan énergie positif. " L'aéroport Notre-Dame-des-Landes sera exemplaire sur le plan environnemental. " Sont à mettre en balance, toutefois, la construction de bretelles autoroutières (connexion entre les voies express Nantes-Rennes et Nantes-Vannes) et d'une liaison tram-train depuis La Chapelle-sur-Erdre afin de placer les Nantais à 30 minutes de l'aéroport.

Une desserte TGV serait également assurée "à terme" dans le cadre d'une création de ligne à grande vitesse (LGV) entre Nantes et Rennes. Toutefois, un tel projet de LGV, très attendu par les deux agglomérations, est-il sérieusement envisagé ? Ou s'agit-il là de vague promesse, d'écran de fumée destiné à faire avaler la pilule ? Car il n'existe pas encore à ce jour de garantie quant à la réalisation d'un tel tronçon à grande vitesse.

Agriculteurs et écologistes, une fois n'est pas coutume, s'opposent conjointement au projet. Les premiers pointent la suppression d'une cinquantaine d'exploitations, tandis que les écologistes avancent que Notre-Dame-des-Landes serait contraire au Grenelle de l'Environnement. Mais les partenaires "habituels" des écologistes ne sont pas tous rangés à leurs côtés. Ainsi, l'Union démocratique bretonne (UDB) de Loire-Atlantique s'est-elle positionnée en faveur du projet.

*Notre-Dame-des-Enfers, un mal pour un bien ?

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Posté par ar valafenn