Escale à Houat

 

houat côte sud 2

 

 Bien longtemps que je ne m'étais prêté au jeu du mini reportage photo pour le blog. C'était dans une autre vie, faite d'incertitudes, d'errance. Aux premières années de ce blog, avant le "phagocytage" des réseaux sociaux par FB et consorts. 

 

Houat bourg

 

A cette époque, bien avant la naissance de la précieuse personne sur cette photo,  dans les années 2007-2009, les blogs ressemblaient aux radios libres. Les commentaires abondaient, donnant le rythme de la journée. Je vivais les prémices du monde actuel, ne comprenant pas bien ce qui se passait, pourquoi l'arbre de mes études ne donnaient plus de fruits. 

 

houat côte sud

  

J'ai vécu cette période de bascule, de contrats courts assedico-stériles, de sarko-radiations, comme une sorte de purgatoire professionnel. Je me suis remis en question sans fin. En vain. Un peu comme un réacteur nucléaire qui se serait emballé. 

 

houat land art

 

J'ai maudit ce monde et l'aveuglement de la société française nous demandant des cotisations impossibles ne correspondant plus au niveau de vie induit par les nouvelles règles du jeu tacite. Mais j'ai vécu de travaux manuels, d'écriture, de voyages accessibles. 

 

houat land art 2

  

Je garde un souvenir très particulier de cette période qui a valu les plus riches

échanges sur les blogs, une grande créativité intérieure.

Apprenant à survivre.

Et finissant par aimer ça.

 

houat coeur land art

 

Aujourd'hui, avec le recul sur cette décennie de l'étrange, constatons ceci :

plus rien ne sera comme avant. Des pans entiers ont péri. Il a fallu

se raccrocher aux branches.

Dans mon cas, j'ai réappris la presse, moins spontanée, moins intuitive,

plus digitalisée. Plus data.

Le desk triomphe à (presque) tous les étages.

J'ai renoué avec une rédaction sans plus vraiment me projeter, en prenant la vie

comme elle vient...

 

houat kenavo

  

Post scriptum : j'ai adoré l'île de Houat. 

Je retourne sur le continent...

mais je reviendrai.

 

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D'où viennent les Bretons ? - édit 2017

 

celtes-d'où viennent les bretons

Les derniers commentaires sur cette note, qui est l'une des plus consultées au demeurant depuis 2006 (voir également en rubrique "Ethnologie" Origine des Bretons) amène à rouvrir les débats et la discussion en vue de réamender le texte, le cas échéant. Avis à tous les fins connaisseurs, à commencer par J.-C. Even, qui a rouvert la question. N'hésitez pas à confirmer ou infirmer point par point :

 

D'où viennent les Bretons ? Combien étaient-ils à leur arrivée en Armorique ? Pourquoi et comment sont-ils arrivés en Armorique ? Une part de mythe demeure sur ce qui a été indiscutablement l'un des plus importants mouvements d'immigration en Europe au cours du premier millénaire. Un mouvement original et pacifique, qui s'est étalé dans le temps, sur des siècles.

Allons tout d'abord à la source. Installés dans les îles britanniques à la veille des premières grandes migrations en Armorique, les Bretons descendaient eux-mêmes de tribus celtes continentales, selon toute vraisemblance installées dans l'actuelle Belgique. Mais si l'on veut remonter encore plus loin, il est également fort vraisemblable que ces mêmes tribus celtes provenaient d'un triangle allant du sud de l'Allemagne à la Suisse en passant par l'Autriche : c'est là que se situait le noyau primitif même des Celtes (civilisations de Hallstatt et civilisation de la Tène), eux mêmes descendants de l'une des branches indo-européennes... D'Asie, donc.
S'agissant de l'Armorique, celle-ci était essentiellement peuplée avant l'arrivée des Bretons de tribus gauloises, telles les Osismes, les Coriosolites ou encore les Vénètes. Plus ou moins romanisées, ces peuplades celtes avaient elles-mêmes développé des liens commerciaux ou guerriers avec les îles britanniques : après la révolte et la défaite des Vénètes en 56 av.J.C, des Armoricains s'embarquèrent en effet vers l'île de Bretagne. Ces précisions ont leur importance, car elles préfigurent et expliquent en partie pourquoi l'arrivée des Bretons, ce mouvement d'immigration massif, s'est produit pour l'essentiel pacifiquement, par assimilation.
L'arrivée des premiers Bretons. Contrairement à une idée reçue, l'arrivée des premiers Bretons en Armorique, à la fin du IVe et au Ve siècle, dut beaucoup aux Romains, qui recourirent aux Bretons afin de protéger le littoral nord de l'Armorique et donc de défendre les côtes de l'Empire romain contre les pillards saxons et peut-être irlandais.
Ce flux d'immigration, contrôlé, encadré, préfigura un autre mouvement d'une toute autre ampleur, qui se produisit entre les Ve et VIIe siècle. Ce mouvement dut davantage, dans un premier temps, aux menaces d'invasion des Pictes de Calédonie (actuelle Ecosse) et des Scots d'Irlande qu'à celles des Angles et des Saxons.
Confrontés à l'invasion des Pictes et des Scotts, les Bretons décidèrent en effet de recourir à des mercenaires du Jutland (actuel Danemark). Seulement voilà : peu loyaux, les Jutes se retournèrent contre les Bretons et s'allièrent à d'autres tribus germaniques, qui les rejoignirent dans leur invasion des îles britanniques : les Angles et les Saxons. Les premiers occupèrent rapidement la côte nord-est de l'actuelle Angleterre (East Anglia), tandis que les seconds envahirent l'actuel bassin de Londres (d'où les noms de Sussex et d'Essex, par exemple).
La poussée anglo-saxonne. Les Bretons furent chassés et acculés sur la côte ouest de l'île de Bretagne, en Powys et Gwent (Pays de Galles) et en Domnonée (Cornouailles et Devon). Concentrés sur un plus petit territoire, les Bretons se trouvèrent à la fois menacés et confrontés à un problème de surpopulation. Cette poussée des Angles et des Saxons se traduisit ainsi par de nouvelles vagues de migrations, effectivement beaucoup plus importantes.
Une fois de plus, ce mouvement ne fut nullement anarchique et désordonné. Il s'agissait véritablement de troupes (ou de boats-people !) qui arrivaient à intervalles réguliers chez leurs compatriotes déjà fixés en Armorique avec femmes, enfants, chefs politiques et religieux (les fameux saints bretons). Ils achetaient des terres ou négociaient leur cession. Leur accueil était facilité par la présence d'autres Bretons, donc, mais aussi par les autochtones gaulois, qui présentaient des similitudes évidentes, tant linguistiques que culturelles. Bretons et Gaulois parlaient d'ailleurs des langues appartenant au même groupe de langues celtiques : celles du groupe brittonique ou p-celtic (par opposition au groupe gaëlique ou q-celtic).
Des nuances de peuplement. Si l'origine des Bretons est grosso modo bien connue, il est intéressant de rappeler que le peuplement par les Bretons s'est fait différemment selon les régions d'Armorique.
Ainsi, le nord de l'Armorique (notamment le Trégor) a-t-il été massivement peuplé par les Bretons de Domnonée (actuels Devon et Somerset), au point de lui transmettre son nom. Il en va de même de la Cornouaille (sud Finistère), massivement peuplée par les Bretons de Cornouailles britannique.
Les Bretons de l'actuel pays de Galles, de leur côté, ont plutôt peuplé le Léon et le pays Vannetais. A noter d'ailleurs la particularité du pays Vannetais, où le mouvement de migration n'a pas totalement submergé les autochtones. C'est d'ailleurs la principale explication de la différence linguistique du Vannetais. Si les trois dialectes bretons dits KLT de Cornouaille, du Léon et du Trégor sont proches, le Vannetais diffère sensiblement : notamment parce que le Vannetais est plus proche du gaulois. Les Vénètes y ont davantage imprimé leur trace que les autres peuplades gauloises d'Armorique, plus faibles.
Quelle fut la proportion d'immigrants dans la population (...) ? Les historiens peinent à quantifier la proportion d'immigrants bretons. Le débat n'est d'ailleurs pas clos sur cette question. Mais certains historiens avancent toutefois le nombre d'environ 30 à 50 000 immigrants bretons des îles britanniques entre les Ve et VIIe siècle. Ce qui est considérable. Car on peut estimer à l'époque la population de l'actuelle Bretagne à environ 100 000 âmes. Dans la moitié ouest de la Bretagne, le nombre d'immigrants a donc selon toute vraisemblance supplanté celui des autochtones, en particulier en Domnonée et en Cornouaille.
Il n'en reste pas moins que les bretons ont également peuplé l'est de la Bretagne, notamment jusqu'à une ligne allant du Mont-Saint-Michel aux portes de Nantes, mais il est vrai dans une moindre proportion et parfois par îlot. Ainsi, des zones ont été assez fortement peuplées par les Bretons, telle la presqu'île de Guérande et la région de Dol et Saint-Malo.

Force est donc de constater que la Bretagne est largement peuplée d'immigrés, auxquels il convient d'ajouter d'autres vagues d'immigration, notamment irlandaises (lors de l'évangélisation de la Bretagne puis, beaucoup plus tard, lors de la grande famine du XIXe siècle).

>Lire aussi : http://breizhblog.canalblog.com/archives/2017/11/04/35836260.html

Station de ski en Bretagne : les hauts Bretons n'ont pas dit leur dernier mot !

 

station de ski bretonne

 

Voici le toit de la Bretagne et du massif armoricain.

Vous avez probablement entendu parler du projet Menez Are 400, mené par l'association des Skieurs bretons ? Les journaux télévisés de 13 h  en ont fait l'écho, en décembre dernier, avec des images saisissantes...

 

station de ski en bretagne menez are 400

 

Personnellement, je suis fan ! J'ai hâte que le projet sorte enfin de terre (gelée)...

 

menez are 400

 

Ne pas pouvoir skier en Bretagne, c'est LA FRUSTRATION ABSOLUE !!! d'ici à ce que le Gulf Stream nous lâche les sabots "grâce" au réchauffement climatique. 

 

menez are 400

 

Mais les skieurs bretons peuvent-ils faire des miracles ? Certes, ils ont déjà implanté une remontée mécanique à Saint-Rivoal. Trop forts. Mais quid de la neige ?

De la neige, ici, il en tombe... quelquers jours par an, au mieux. De mémoire d'internaute, à Saint-Rivoal, on peut trouver ça (merci Lud29) :

 

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J'avais en mon temps posté quelques témoignages émus, un peu plus près du littoral :

 

35485750

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Mais le fond du problème, outre la neige (petit problème), c'est l'autorisation d'exploiter dans un tel site naturel. Car vous l'avez bien compris, la remontée mécanique de Saint-Rivoal est une incrustation, fort réussie, réalisée par l'association des Skieurs bretons...

Or, il y a une autre solution, bien plus sérieuse. Et je le dis bien fort : c'est du côté de la Haute Bretagne qu'il faut se tourner !

La première station de ski bretonne existe. Elle est sous nos yeux :

 

76559687

 

Suggérons de l'appeler Abbaretz 121.

Le sommet de ce terril d'étain se site en l'occurrence 5 mètres plus haut que le point culminant officiel de la Loire-Atlantique (colline de la Bretèche), Or, Abbaretz 121 a déjà ses aficionados :

 

76559671

 

Militons donc pour la création d'une remontée mécanique et l'ouverture d'au moins une piste en serpentin sur un mix à base de sel issu des marais salants ou, moins abrasif j'en conviens, de poudre d'étain...

Je vous le dis : les Hauts Bretons n'ont pas dit leur dernier mot.

Ne reste plus qu'à trouver les investisseurs !

 

Chapelle Saint-Philibert, Morbihan

Chapelle Saint-Philibert, Bretagne, janvier 2017.

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L'autre choc de civilisation

choc de civilisation

 

La voiture passe, le menhir demeure.

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17 mai 2017

Langues régionales : tournées vers l'avenir ?

Publiée sur le site de l'Agence Bretagne Presse, la carte de répartition des apprenants en langue régionale pourrait inciter à l'optimisme. Ces données sont toutefois à pondérer : en Bretagne par exemple, le chiffre de 34.000 élèves englobe à la fois les quelque 14-15.000 élèves en filière bilingue, les élèves, collégiens et lycéens qui suivent 1 ou 2 h d'option/semaine et les étudiants du supérieur. La relève n'est pas pour autant assurée car il y a des déperditions encore trop importantes : rupture de continuité entre le CM2 et la... [Lire la suite]
Posté par ar valafenn à 11:33 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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03 mai 2017

Sainte-Anne d'Auray : immersion dans l'Académie de Musique et d'Arts sacrés

A lire sur lejournaldesentreprises.com : http://www.lejournaldesentreprises.com/regionale/Bretagne/morbihan-mecenat-150-entreprises-bretonnes-ont-rendez-vous-avec-leur-territoire-02-05-2017-323726.php  
28 avril 2017

Et voilà comment j'ai pris un coup de vieux...

  Est-ce une (si) bonne idée de faire un microtrottoir sur une plage bretonne avec des questions d'actu... ?  Question : -Comment percevez-vous le brexit, vous, la jeune génération bretonne. Pensez-vous que le risque soit transposable en France ? Et que pensez-vous du risque de sécession de l'Ecosse ? Réponse plus ou moins collégiale : -Comment on le perçoit ? Ben... On n'est pas dans leur tête, à nos amis anglas ! -C'est déjà assez compliqué comme ça d'être dans la mienne. Je ne me vois pas devenir sondeuse plus... [Lire la suite]
28 avril 2017

Une autre Bretagne

Un autre Carnac, un autre Stonehenge. L'Arménie.  Zorats Karer (Armenian: Զորաց Քարեր, locally Դիք-դիք քարեր Dik-dik karer), also called Karahunj, Qarahunj or Carahunge and Carenish (Armenian: Քարահունջ և Քարենիշ) is a prehistoric archaeological site near the town of Sisian in the Syunik Province of Armenia. It is also often referred to in international tourist lore as the 'Armenian Stonehenge. http://www.carahunge.com/ ... [Lire la suite]
Posté par ar valafenn à 00:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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