tiny house

  

Globe trotter, nomades dans l'âme ? Soucieux de l'impact visuel et écologique ? Budget serré? Ces modes d'habitat sont peut-être faits pour vous. Le choix le plus radical est sans nul doute celui de la "tiny house", concept développé depuis longtemps en Amérique du nord, Canada en particulier, mais aussi depuis peu en France : en Normandie ou en Bretagne. Moins écologique que certaines maisons performantes voire passives parce que tracté par un véhicule (sauf à opter pour des équidés) mais néanmoins très autonome, ce type d'habitat nomade ravit les amateurs de grands espaces... extérieurs. 

 

tiny house intérieur

 

Malgré tout, les fondamentaux sont bel et bien là, jugez la photo, le sens de la décoration intérieure aussi. Les créateurs de la version française des Tiny House nord-américaines, Bruno Thiery, charpentier de métier, compagnon du tour de France, et Mickaël Desloges, paysan boulanger de coeur et de formation, ont développé dans l'esprit autoconstruction des tiny de 10 à 15 m2 avec mezzanine de 5-7 m2. A la différence des mobil-home, le principe de la traction bien entendu, sur la base d'une remorque routière permettant plus d'audace encore que pour nombre de roulottes. Le chassis n'est pas le même et le volume intérieur peut atteindre les 3,20 m. Comme le rappelle ses créateurs : "Il faut un permis de conduire mais pas de permis de construire. Cette nouvelle façon d'habiter permet de se libérer des emprunts et des loyers offrant la possibilité de moins travailler." Et de reprendre un diction... là aussi de leur cru : "C'est habiter moins pour travailler moins!"

Tant dans le sens écologique qu'économique du terme, d'autres formes d'éco-habitat se développent. Plus sédentaires, nécessitant un permis de construire, les ossatures bois compactes sur pilotis s'adaptent très bien à des configurations atypiques : terrains accidentés, pentus, au couvert végétal dense ou remarquable... Ces maisons permettent de réduire l'empreinte de l'homme, en particulier en matière de terrassement, poste souvent très onéreux et pouvant dénaturer un site. En Bretagne, des acteurs tels le Finistérien Akabois ou Pilo ty's et son concept de maison légère sur pilotis inventé par un Morbihannais de Guiscriff, Jean-Paul Gaultier, ont saisi ces vents porteurs. Leurs modèles, déclinés en version 19 ou 29 m2 habitables, conviennent à un couple avec une chambre, un salon-séjour, une cuisine et des toilettes indépendants, l'ensemble agrémenté d'une terrasse bois de 8x3 mètres environ. Le budget, selon les versions et les options, peut aller de 29 300 euros hors terrassse et aménagement intérieur à environ 50 000 euros tout inclus.

 

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Concernant les obligations légales...

En France, le poids maximum (avec le permis BE) d'une remorque en charge est de 3,5 tonnes. Le poids total de la Tiny House ne pourra donc pas dépasser 3,5 t moins le poids de la remorque (environ 600 kg).

La gestion des eaux usées entre également dans les obligations de chacun. Plusieurs systèmes de filtrations écologiques autonomes existent. Leur installation ne nécessite ni terrassement ni maçonnerie. Ils se posent sur le sol à l'extérieur, sous la Tiny House. Il n'y a pas besoin de pompe.

Concernant les structures fixes sur pilotis : elles nécessitent un permis de construire (à partir de 20 m2) et répondent aux mêmes normes et exigences que toute construction conventionnelle : raccordements, assainissement individuel ou tout à l'égoût. Leur intérêt est surtout environnemental et visuel en permettant notamment de s'intégrer sur des parcelles fortement boisées ou accidentées.

X.E.

 

Quelques liens :

http://www.halemfrance.org/spip.php?article42

http://www.latinyhouse.com/

 

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