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LA VALLÉE DES SAINTS, CARNOËT, édit 2016

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Et enfin ma préférée... ;-)

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Photos (c) X.E. Juillet 2016

La Vallée des Saints, futur Stonehenge breton, néo-Carnac. Un projet pour l'éternité, quoi qu'il en soit, comme le clame l'association La Vallée des Saints, créée par le Finistérien Philippe Abjean en 2008. A Carnoët, dans les Côtes d'Armor, c'est déjà autour de 80 statues qui ont été taillées par des sculpteurs de la région et érigées dans un cadre magnifique, surplombant la vallée de Saint-Gildas. Elles mesurent de trois à quatre mètres de haut et représentent chacune l'un des saints historiques bretons, ceux-là même qui ont fondé et évangélisé la Bretagne aux Ve et VIe siècles. 

Cette oeuvre démesurée, "île de Pâques bretonne", prendra des décennies, car l'objectif est de représenter à terme chacun des quelque 1000 Saints historiques ! Un travail colossal et inespéré pour les sculpteurs de la région. Chaque année, une quinzaine de statues supplémentaires se dressent dans la vallée Saint-Gildas. En août prochain, cinq saints doivent être inaugurés au cours de la fête Kan ar vein, le chant des pierres en breton (8 août). Parmi les heureux élus déjà bien installés, figurent les emblématiques Yves, Anne, Hervé, mais aussi Brigitte (photo ci-dessus), Miliau, Trémeur, Efflam ou Saint-Emilion, qui n'est bordelais que d'adoption - il était originaire de Darioritum, l'actuelle Vannes.

Les représentations des saints répondent à des critères stricts, dans le respect d'éléments attestés, mais elles doivent également beaucoup à l'interprétation du sculpteur pour ce qui est de la pose, des attitudes, ou de l'âge retenus avant cette nouvelle immortalisation...

Marches, conférences, festoù-deiz, tantad (feu de joie), sonorisations, cantiques, sorties scolaires... Aux visites du week-end et des vacances s'ajoutent de nombreuses manifestations toute l'année. Entrée gratuite.

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2016, les stéréotypes continuent...

 

Lu sur Atlantico, boul c'hurun ! Dire qu'on est en 2016 et qu'on tombe encore sur des clichés pareils...

Il faut savoir que toute la France était bretonne avant la conquête romaine. Les langues de la France d'alors étaient bretonnes, gaéliques. Il faut savoir que la Bretagne a été intégralement romanisée : c'était même, n'en déplaise à Astérix et consorts, une des provinces romaines les plus latinisée.  C'est au Ve-VIe siècles, que la Bretagne a été en quelque sorte "re-celtisée", avec l'arrivée de nombreux Bretons de Grande Bretagne chassés par les envahisseurs Angles et Saxons. La Bretagne culturelle telle qu'on la décrit aujourd'hui est donc exagérée : on n'a jamais parlé gaélique à Rennes ou Nantes. A Rennes on était breton gallo, c'est-à-dire breton non-celte. La Bretagne a gardé une forte unité qu'elle revendique toujours aujourd'hui, même si elle est plus moderne et composite qu'elle ne le croit. 

L'article sur la Bretagne commence fort...

1. Qui est "on" ? Qui décrit la Bretagne culturelle de façon exagérée ? Le postulat de départ est posé. Attention, cher lecteur, on se la raconte pas mal en Bretagne !

2. On n'a jamais parlé gaélique à Rennes ou Nantes ! Ouffff ! Grosse confusion d'entrée de jeu... Non, le breton n'est pas une langue gaélique mais britonnique, dite p-celtic et non q-celtic. L'auteur est dans le plantage pur et dur. Quant au breton, il a été parlé jusqu'à l'ouest de Rennes et Nantes, certes, mais s'avère aujourd'hui plus parlée que jamais dans ces villes. Pourquoi nier cette réalité et déterminer la langue bretonne sur un périmètre historique tout en brocardant la description exagérée de la culture bretonne et en affirmant justement que "la culture est plus moderne et composite qu'elle ne le croit" ? Merci à Atlantico, donc, de nous cantonner tout en refusant d'entrée de jeu de ne serait-ce que concevoir la modernité qu'il y a aujourd'hui à parler breton à Nantes ou Rennes...

Décidément, cet article commence très fort...

C'est dans cette terre celte et latine que se situe le bout occidental de notre territoire. Il faut savoir que ces espaces littoraux ont longtemps été ignorés par les Français. Les Anciens n'aimaient pas cette mer, ni la mer en général d'ailleurs. Il n'y avait que les marins et les soldats pour habiter à proximité d'endroits aussi inhospitaliers : les marins parce que c'était leur métier, et les soldats pour se prévenir des invasions. A l'époque, le beau pays était la Beauce, ces terres fertiles qui font dire à Rabelais dans Gargantua que l'étymologie est nécessairement liée à cette beauté ("Je trouve beau ce" dit le géant), pas la nature déchainée du littoral breton.

??? La Beauce, le beau pays... Bon. Qu'est-ce que cela vient faire dans l'article ? Bon.

Au bout de ces caps, le vent souffle depuis toujours, "à décorner les bœufs". Les maisons de vacances qu'on construit aujourd'hui ont d'ailleurs des espérances de vie très limitées, une dizaine d'années tout au plus.

Je suis un fidèle de la pointe bretonne. Aussi surprenant que cela puisse paraître, des maisons néo-bretonnes ou des pavillons plus récents, y compris en bois, résistent encore et toujours depuis des décennies... au vent ! A hurler de rire. Là, on est dans le hors sol complet...

Car les grands courants marins et venteux de l'Atlantique propulsent leurs flux salés sur cette pointe de terre de toutes leurs puissances. La pierre est marquée par la force des éléments, c'est un endroit toujours très spectaculaire, cette fin de la terre qui donne son nom au département : le Finistère. 

Ah ben voilà. Une petite pirouette et l'article est bouclé. Moralité : vous aurez appris en quelques lignes que les Bretons, qui se la racontent sur leur culture étroite et repliée sur elle-même, en plus d'avoir le tort de ne pas revendiquer de parler gaélique à Nantes et Rennes, construisent des maisons de merde dans des contrées où souffle le vent 365 jours par an (ce qui relève aussi accessoirement du mythe, on peut aussi bronzer à la pointe bretonne). 

Euh... Atlantico, un vent nouveau sur l'info ? Merci.

 

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"On aer" pour France 3 Bretagne

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A partir de septembre 2016 dans le cadre d'une série de 25 épisodes, sera diffusé sur France 3 Bretagne, dans l'émission Bali Breizh, un documentaire de dix minutes relatant une page de l'histoire de Saint-Marcel et du maquis morbihannais. Le tournage, entre petite et grande histoire, s'est déroulé la semaine dernière à Saint-Servant-sur-Oust, en langue bretonne, autour du journaliste Erik Gudenkauf qui réalise un travail remarquable sur le patrimoine breton sous toutes ses formes. Un témoignage sous un angle personnel et familial auquel nous nous sommes prêtés mon épouse et moi-même.

*

E fin ar bloaz pe e-pad bloaz a zeu e vo bet skignet ur film dek munutenn war Frañs 3 hag a zo bet savet gant skipailh Bali Breizh. E Sant-Servant an Oud a zo bet tapet ar film berr e brezhoneg gant skipailh Frañs Tri ha kazetenner Erik Gudenkauf ar sizhun tremenet. An testeni-se ' zo hini ur plac'h vihan rezistant, hini ma familh-kaer. Kontaktet e oamp gant Erik hag ivez gant kuzul Thierry Jolivet. Spi hon eus da gas ur men bihan all d'an treuzkas istor ar resistañs, e Breizh, en degouezh-mañ. Trugarez d'ar skipailh evit bezañ ken a garadek ha pro.

Elle reprend du service....

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... sauf ce week-end, temps pourri, grrr !

La cabane a été construite sur une base d'ancienne mezzanine de chambre enfant. Abri de jardin en bas, poste de jeu pour les petits en haut...

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BIG BEN GONG

Brexit or not brexit, that is the question...

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Ils veulent un druide dans les Côtes d'Armor ? Faites venir un extraterrestre !

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Daïk l'extradolescent (celtisme/druidisme/SF).

Daïk est un extraterrestre adolescent immortel qui s’ennuie à mourir. Alors qu'il consulte un bocal stellaire animé, il tombe sur un artefact de la Terre lui permettant de faire défiler toute son histoire depuis sa genèse dans l'univers. Une surprise de taille attend l'extradolescent : pendant plus d’un demi-siècle, deux mille cinquante trois explosions nucléaires ont retenti du Japon à la Chine en passant par la côte ouest des Etats-Unis, dont deux ont causé la mort de milliers de gens. 

Que s’est-il passé à la surface de cette planète subversive ? Daïk découvre qu'elle a été placée sous embargo par la confédération des peuples extraterrestres en vertu d’une Loi interdisant de se montrer aux humains. Décidément bien curieux, Daïk enquête. Il tient bientôt d’un exo-druide raillé de tous un début de révélation : des connexions entre Terriens et extra-terriens existeraient, quelque part, dans le lointain Royaume de Bel…

Daïk l'extradolescent revisite version SF « la bible orale des Celtes » qu’est le chant des Séries. Il fut réellement transmis de druide à l’enfant pendant des siècles en Bretagne. 
Les ponts entre ce chant druidique et les croyances générées par la SF sont troublants et méritent de (re) découvrir ce pan de la civilisation celtique.
Daïk, c'est aussi un jeu de comparaison très original sur l'adolescence chez les humains et les extraterrestres...(genre : sf, druidisme, celtisme, légendes). 

Daïk, l'extradolescent (roman, extrait)

 

Daïk l'extradolescent, Exodruide

© mars 2016 - extrait

 

Quand on scolarise ses enfants en école bilingue, en l'occurrence dans une langue régionale, il faut reconnaître un attachement non anodin à la diversité culturelle par opposition aux cultures dominantes. Au-delà des vertus linguistiques et cognitives d'un tel enseignement, il y a une envie de voir ses enfants s'épanouir dans un environnement pluriculturel : franco-anglais, franco-breton, franco-japonais, franco-arabe, anglo-portugais, serbo-allemand... Ca marche pour toutes les combinaisons possibles et c’est heureux ainsi.
Et puis, il y a aussi cette vieille défiance envers l'uniformisation culturelle américaine. On ne voudrait pas que les super-héros-en-slip réduisent les contes de Perrault ou de Grimm en cendre à coup de rayons laser. Mais on sait bien qu'en même temps, il y a des choses contre lesquelles on ne peut pas lutter... Surtout en moyenne section, Joss le sait bien.

Il vous présente donc Spider-Arzhig (Spider petit ours), Tania le retour !

La porte déverrouillée, il tombe nez à nez sur la petite :

-Tiens, t’as déjà fini ta sieste, toi ? 

Au lieu de dormir, il fait le pari que le marmot (la marmotte ?) a mis à profit ce temps de relâchement de la surveillance parentale pour écluser ses placards et extraire ce déguisement de Spiderman de son grand frère, une vieillerie qu’elle a enfilée tant bien que mal : elle a bourré ses deux jambes potelées dans le même fuseau hachuré du pantalon. Comme elle a dû souffrir pour accomplir ce tour de force ! Tout grippé qu’il est devenu à vitesse grand V, Joss éclate de rire. C’est davantage le souvenir d’un dessin qu’il a improvisé en classe représentant Petit ours tout zébré aux couleurs de Spiderman que la vue de la petite dans sa tenue d’apparat virile qui l’amuse. Jusqu’où l’inspiration va se nicher ? En l’occurrence, on n’échappe pas au modèle culturel dominant, même en filière bilingue et chez une fille (comme quoi il n’y a pas que Reine des neiges dans la vie). Il avait baptisé l’œuvre Spider-Arzhig et trouve que ce nom sied très bien à petite dernière qui n’a pas son pareil pour tambouriner comme une damnée et marquer son paternel à la culotte :

-Tu sais, ce n’est pas la peine de fracasser la porte à coups d’épaule ! Quand c’est occupé, c’est occupé. 

Il a l’impression parfois que les petits souffrent d’une claustrophobie inversée. La simple idée de voir leurs parents disparaître dans cette sorte de cagibi leur fait monter à la tête l’idée saugrenue que c’est eux qui sont enfermés.

Spider-Arzhig est en transe, dégoulinante de sueur. Non seulement elle a bataillé pour enfiler sa tenue de combat, mais en plus elle s’est faite enfermer hors des toilettes, salopards de parents !

 

*

 

Logique contre logique. C’est ce que ressent aussi Daïk, livré à lui-même sous sa coupole pendant que ses parents partis en campagne travaillent enfermés dans une capsule spatiale recensant on ne sait quelle civilisation punaisée à l’autre bout de l’espace. Daïk n’est pas au cœur de l’action, in the constellation to be, et il en vient à regretter cette responsabilisation à outrance qui consiste à laisser son rejeton livré à lui-même pendant que les parents vivent leur vie sous prétexte qu’il est digne de confiance et qu’ils savent qu’il ne commettra plus le moindre débordement. Le dernier adolescent qui a trahi la confiance de ses parents et qui a connu ce que les Anciens appelaient une crise d’adolescence est considéré comme le dernier représentant de la civilisation passée. Il fut un messie à l’envers, un anti-modèle, l’ultime témoin d’un monde révolu. Un ado archaïque dominé par ses pulsions…

Ses parents savent qu’il sera sage et responsable, l’inverse n’est même pas envisageable. Hélas, Daïk a vu ce qu’il n’aurait jamais dû voir : une civilisation en pleine crise d’adolescence utilisant la technologie tel un caprice.

Daïk recentre son esprit, chasse les pensées négatives par réflexe - c’est normalement quelque chose de pavlovien comme relancer la respiration quand l’organisme humain vient à manquer d’oxygène - sauf que Daïk a envie de voir ce que ça fait de ne pas être... comme il devrait être.

Ouvrage accessible depuis http://www.francodeport.org

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Escales atlantiques

salonsEscales littéraires atlantiques au programme... Deux salons ce printemps : le Printemps littéraire d'Erdeven dimanche 6 mars dans le Morbihan et Cita'livres 2016 sur l'Ile d'Oléron, présidé par Yann Queffelec, les 23 et 24 avril 2016.

C'est la deuxième édition du Printemps littéraire d'Erdeven qui accueillera une cinquantaine d'auteurs autour d'Eugène Riguidel, navigateur (vainqueur de la Transat en double en 1979, 2e de la Lorient-Bermudes-Lorient en 83) et président d'honneur.

Quant à Cita'livres, le salon en est à sa cinquième édition et s'ancre dans le paysage culturel de l'Ile d'Oléron, en Charente maritime. Organisé par l'association La citadelle des livres, il profite de la réouverture attendue d'un cadre naturel et historique exceptionnel très fréquenté : celui de la citadelle de Château d'Oléron, face à Fort Boyard. L'an dernier, le salon avait accueilli Josyane Savigneau, journaliste au Monde et membre du jury du prix Fémina. Une centaine d'auteurs est attendue pour cette édition 2016.

Au plaisir de vous y rencontrer !

 

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29 février 2016

Cerveau droit, corps gauche

    Cerveau droit, corps gauche © 2016 - extrait   Tout est parti d’une envolée lyrique. La fille s’emballe comme ça, dans mon bolide, m’expliquant avec fougue et conviction que rien ne va plus, que les Français sont au bord du gouffre. Elle dit qu’elle ne trouve plus de voiture. Que c’est le chaos, à Paris. Elle sonne le tocsin ! Je ne sais pas pourquoi, j’ai eu ce déclic bizarre, ce déclic de mec. Peut-être parce que ce jour-là, j’ai fait le rapprochement avec ma caisse. Je maintiens en survie artificielle... [Lire la suite]
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20 février 2016

Faut que j'écrive une note

'Faut que j'écrive une note, faut que j'écrive une note, faut que j'écrive une note. Merde, je vous jure, je ne pense qu'à ça. Mais en ce moment, j'écris trop alors, j'écris plus et quand j'écris plus, j'écris pas assez et quand j'écris pas assez, c'est parce que j'écris ailleurs. Mais j'écris pas ailleurs où on paye les gens, vous savez, genre chez les journalistes pas repentis. Moi, je suis repenti, donc j'écris pour vous et moi et comme j'écris pour vous et moi, en fait, je ne sais pas pour qui j'écris.  Faut que j'écrive une... [Lire la suite]
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