10 mai 2008
ENEZ GROE

Escapade sur l'île de Groix. Kermarec, sur la côte sud.
Groix me fait un peu penser à la Bretagne des années 80. Avec son bourg un peu brut de décoffrage, ses ruelles sans trottoirs, ses maisons pas toujours rénovées. Passé le port Tudy, pimpant, le bourg, également au nord de l'île, a un côté un peu désuet. Ce qui fait également son charme.
Du charme, la cour de L'une des écoles de l'île n'en manque pas, non plus : un bateau s'est arraché des vagues de l'océan pour leur préférer les griffes d'écoliers non moins turbulants.

Mais pour la beauté des paysages sauvages, mieux vaut prendre la direction... de l'ouest, de l'est ou du sud !
Dans notre cas, nous avons fait une boucle par le sud, en direction de Kermarec (première photo), un petit hameau lui aussi désuet, en impasse, face au large, non loin du splendide Trou de l'enfer, objet d'une visite précédente. De là, nous avons sillonné la côte rocheuse jusqu'à l'anse des Saisies, qui abrite le village de Locmaria :

Là, nous sommes happés par le Bateau îvre, très charmant rade tenu par une Britannique passionnée de marionnettes (dont plusieurs réalisations ont séduit Disney) et par un peintre breton.

Faute de temps (nous avons débarqué à pied), nous délaisserons la côte est et sa plage convexe des Grands-Sables pour un retour via un hameau dénommé très officiellement "L'Apéritif".
Une fois n'est pas coutume, côte sud sous la grisaille, côte nord sous le soleil...
Etape à Port-Lay, minuscule ancien port thonier.

Retour par la magnifique côte d'Heno...


Premier bain de mer intégral pour les enfants dans une eau à 13°c... Nous nous sommes contentés des pieds.

Un bain de jouvence avant le retour des nuages, du crachin... et du continent.

26 avril 2008
UN MONDE STÉRILE
Selon une étude parue il y a quelques jours, le nombre de spermatozoïdes aurait baissé de moitié en 40 ans, chez l'homme occidental.
Selon une autre étude : la fonte des glaces de l'Arctique s'est considérablement accélérée, bien plus que les prédictions fatalistes livrées il y a 20 ans.
D'ici un demi siècle, voire moins, la banquise de l'Arctique pourrait totalement disparaître.
Depuis que nous sommes entrés dans l'ère de la stérilisation de la planète et de l'espèce humaine, on ne nous parle plus de l'hiver nucléaire, vous avez remarqué ?
C'est déjà ça.

12 avril 2008
LINGUA NON GRATA ?
Pour la première fois depuis la création des filières d'enseignement en breton, en 1977, les effectifs scolarisés ne vont plus croître. Diwan connaît une croissance proche de 0 depuis déjà plusieurs années. La filière bilingue du privé Dihun devrait même connaître une érosion avec davantage de fermetures de classes que d'ouvertures. Dans le public, les effectifs devraient légèrement progresser, mais l'Education nationale envisage sérieusement la fermeture d'une dizaine de sites dans le secondaire.
Les contrats de plan convenus avec l'Etat ne sont plus respectés (et donc les sommes convenues et promises plus affectées). Le nombre d'heures diffusées dans les médias audiovisuels publics a été réduit. Des formations en faculté ont été supprimées (Nantes). Des formations pour enseignants également.
La demande des parents est pourtant toujours forte et non satisfaite. Les résultats des filières aux évaluations nationales sont excellents, y compris en français (y compris chez Diwan qui pratique l'immersion).

Alors pourquoi ce sabotage, pourquoi cette casse ?
01 avril 2008
ESCALE AU BONO

Le Bono, à 2,2 km de Sainte-Avoye en longeant un chemin côtier. Si Sainte-Avoye est un petit village de la commune de Pluneret, Le Bono est quant à elle une commune à part entière depuis... 1947. Il s'agit en fait d'une émancipation de la commune voisine de Plougoumelen.

Le Bono rassemble environ 2.000 habitants sur six petits kilomètres carrés. Un enchevètrement de maisons de pêcheurs, souvent accolées, avec des rues étroites en forte pente qui dominent deux bras de mer (deux rias, dont une appelée à tort rivière d'Auray).




Le Bono est accessible en provenance d'Auray par un pont suspendu, érigé en 1969 : le pont Joseph Le Brix. Il offre un panorama assez saisissant. A côté, demeure l'ancien pont : érigé en bois, tout d'abord, en 1840, il a été détruit par une tempête en 1865, puis reconstruit en 1870.



Le pont a été entièrement transformé à cette époque : système d'amarrage, poutrelles en acier, contre-câbles sous le tablier, mise en place de passerelles... En 1925, sont ajoutés deux câbles de suspension, deux sous-longrines sous les poutrelles du tablier et de nouveaux garde-corps. Devenu un pont "piétons, il a subi, de nouveau, d'importants travaux ces dernières années.

Euh... Z'êtes sûrs qu'il faut passer par là ???

Pour finir, un petit détour sur le nouveau pont...

... et dessous :

C'est sûr, vu comme ça, voilà qui n'a pas le charme des sous-longrines du vieux pont. Mais ces deux ouvrages font aujourd'hui partie du paysage du Bono...
Ah, j'oubliais : Le Bono est le berceau des Forbans.

Euh... non. Pas eux ! Ceux-là :

25 mars 2008
EN PASSANT PAR SAINTE-AVOYE

Chapelle Sainte-Avoye, tout près d'Auray.

Au cœur d'un hameau. Une surprenante chapelle de la renaissance, érigée à partir de 1554, qui revient de loin.

La tour a été en partie détruite par la foudre en 1727, tandis que les vitraux originaux ont été emportés par un ouragan, en 1746.

D'après la légende, Sainte-Avoye aurait accompagné Sainte-Ursule en 451. Capturée par un chef barbare, elle fut jetée en prison. Elle y fut miraculeusement nourrie par la Sainte-Vierge, qui avait quelques casse-dales en rab.
Manque de bol, elle finit quand même décapitée. 'Fallait pas pousser non plus. Déjà que la Vierge lui avait assuré le couvert... De là à lui sauver la tête, elle pouvait se brosser, la pauv' dinde.

Hum... Plus sérieusement : pour moi, Sainte-Avoye est l'un des plus beaux monuments religieux de la région. A l'intérieur, sa charpente carénée et son jubé méritent paraît-il aussi le détour.

Le village, également, vaut la visite : fort bien restauré, hors du temps, il permet d'accéder par des sentiers de randonnée à la rivière du Sal et aux confins occidentaux du golfe du Morbihan. Les superbes villages de Saint-Goustan et du Bono sont tout proches.

Autre lieu, autre ambiance : après cette escapade à Sainte-Avoye et avant de rattaquer une journée marathon demain, petit détour par Forest...

C'est presque un lieu de pèlerinage chez moi. J'adore ce circuit ! Aujourd'hui, éclaircies le matin, mais ciel couvert au moment de la visite et pendant tout l'après-midi. J'ai croisé quelques touristes allemands et britanniques, quelques couples de retraités. La marée était basse avec un coeff de 82. Les parcs à huîtres bien dégagés.

C'est d'ailleurs là que réside tout le secret d'un certain J.C. : ce petit malin a blousé son monde. Il avait tout simplement marché sur des parcs à huîtres à fleur d'eau.
'Faut pas croire, les marées étaient super balèzes à l'époque, en Méditerrannée et en Mer morte...







