B u h e z U r V a l a f e n n

De l'impact des essais nucléaires sur le réchauffement

 

Le réchauffement climatique serait dû non seulement à l'explosion des émissions de dioxyde de carbone (industrie, transports). Il pourrait être aussi directement corrélé à la multiplacation des essais nucléaires au XXe siècle.

Les cycles d'activité du soleil et le niveau de carbone 14 seraient deux marqueurs de ce qui reste encore de nos jours un sujet tabou : l'impact des essais nucléaires sur le réchauffement climatique.

Pour éclairer ce propos, je renvois ici à deux liens :

https://www.youtube.com/watch?v=Tvi6Z9QIpYQ

J'avais déjà posté ce lien effrayant, pour le moins, compilant depuis le début, avant même Hiroshima, la longue litanie des quelque 2053 essais nucléaires. Difficile de penser une seconde qu'une telle débauche de radioactivité libérée dans l'atmosphère et même sous terre soit exempt de tout impact, surtout sur un si peu laps de temps (un demi siècle) à l'échelle de la Terre (4.5 milliards d'années).

Le deuxième lien est le suivant :

https://www.les-crises.fr/climat-13-les-cycles-solaires-2/

Olivier Berruyer, économiste et auteur du blog Les Crises.fr, avait déjà publié au début des années 2010 un article fort intéressant, technique et documenté, faisant ce parallèle : "Le niveau du rayonnement cosmique est inversement proportionnel à l’activité solaire. Il existe un lien très fort entre l’activité solaire et le niveau de Carbone 14 dans l'atmosphère [le carbone 14 est créé par les rayons cosmiques dans la haute atmosphère]. Or cette corrélation ne marche plus depuis le XXe siècle, comme la méthode de datation au Carbone 14 depuis cette période. En effet, le problème de cette méthode est qu’elle repose sur une hypothèse de taux stable de gaz carbonique dans l’atmosphère et du Carbone 14. Or, depuis le siècle dernier, la concentration de Carbone 14 a été très fortement influencée par l’activité humaine, par 2 phénomènes contraires", relate-t-il :

    • la concentration a tendance à fortement diminuer en raison de l’utilisation des hydrocarbures qui relâchent dans l’atmosphère du CO2, quasiment dépourvu de 14C, qui s’est désintégré depuis longtemps dans le sous-sol… ;
    • la concentration a explosé lors des tests nucléaires atmosphériques, qui ont créé énormément de 14C.

carbone-14-recent

On sait que le soleil connaît des cycles d'activité, généralement de 11-12 ans (cycles courts) mais aussi des cycles longs :

  • Minimum de Oort : 1010-1050
  • Maximum médiéval (dit Optimum médiéval) : 1100-1250
  • Minimum de Wolf : 1280-1350
  • Minimum de Spörer : 1450-1550
  • Minimum de Maunder : 1645-1715
  • Minimum de Dalton : 1790-1830
  • Maximum moderne : 1950-1990

Je ne partage pas toutes les analyses d'Olivier Berruyer mais je recommande la lecture de celle-ci qui a le mérite de ne pas faire porter toute la responsabilité du réchauffement climatique sur l'individu, comme cela est bien souvent le cas. Elle renvoie à des facteurs causaux qui nous échappent à tous, et de loin ; les cycles d'activité du soleil (on observe que nous sommes dans un début de courbe ascensionnelle très forte, quasi exponentielle, depuis un bas de cycle d'activité) et l'impact des essais nucléaires dans la course à l'arme atomique, avec un pic durant la guerre froide. D'ailleurs, le retour vers la normale du carbone 14 s'observe sensiblement à partir du Traité de Moscou de 1963 sur l'arrêt de la prolifération nucléaire.

Cela ne doit en rien minimiser la responsabilité de l'industrie, du transport, du modèle économique contemporain, mais on a trop tendance à tout ramener à ces derniers tout en culpabilisant en premier lieu l'invidivu, l'usager, oubliant au passage qu'il est tout de même la première victime à plus d'un titre de ce réchauffement climatique.

Quant à l'impact des essais nucléaires, ce qui fait froid dans le dos, c'est de constater que les seuls essais nucléaires ont impacté à l'échelle de la terre la teneur de carbone 14 d'origine cosmique apporté par les vents solaires et qui dégradent l'azote. Vaste sujet tabou. Le sujet est secret défense, car qui sont les principaux responsables des essais...

Connaissez-vous beaucoup de recherches scientifiques sur l'éventuelle corrélation entre l'activité nucléaire militaire et le réchauffement climatique ? Et que dire de l'explosion du nombre de cancers dans le monde ? Les essais nucléaires n'ont-ils pas directement (par la radioactivité dégagée das l'atmosphère) ou indirectement (par leur impact sur la concentration de carbone 14) favorisé certains cancers ? Si vous avez connaissance de tels travaux, n'hésitez pas à en parler ici également, je suis preneur.


Gestion par la peur : on vous explique pourquoi...

 

On n'est pas des moutons

Le covid avait bon dos, mais beaucoup le pressentait. Il fut le prétexte à une nouvelle gouvernance, ou plutôt au grand come-back d'une ancienne gouvernance : la gouvernance par la peur.

Aujourd'hui le Covid, demain les pénuries énergétiques. A chaque fois, une même réalité : masquer l'incurie généralisée de 30 ans de gestion mondialisée et de gestion comment disait-on déjà ?... "dérégulée" des affaires publiques.

Dans tous les cas, les outils sont trouvés : matraquage médiatique à coup de graphiques (attendons-nous au petit graphe quotidien des pics de consommation d'électricité), recours aux applis, traçage, coercition avec l'arsenal répressif qui va bien. La peur donnant du travail à certains, engendrant beaucoup de soumission chez d'autres, réveillant des pulsions "délatoires" chez encore d'autres.

Heureusement, la presse officielle veille. 

Cette même presse mainstream qui use et abuse des mots : "inquiétant", "extrême", "record". Elle fait ses titres pour toute l'année avec ces trois mots clé. Vous remarquerez comment certains journaux comme O.F. enfoncent généralement le clou par cette phrase creuse et à peine correcte : "On vous explique pourquoi."

Ce "On" est non seulement issu d'un registre écrit beaucoup plus familier que "Nous" mais aussi, comme l'explique le blog du linguiste et professeur agrégé Pierre Babon, privilégié lorsqu’on s’adresse aux enfants. Il s'utilise alors "dans une situation précise et plus restreinte, vraiment destinée aux enfants".

Sur ce, zou : à vos devoirs de moutons immatures, bande de gamins !

A lire demain (ou pas) : "DIRECT. Elizabeth II : le Royaume-Uni se sur-réveille en deuil, au sur-lendemain de la mort de la reine."

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Réfugiés irlandais en Bretagne : du mythe à la réalité (méconnue) au 17e siècle

 

Pettie_-_Jacobites,_1745

Il est des ouvrages atemporels, de ceux sur lesquels on tombe par hasard et qui vous interpellent comme l'évidence. Vous le parcourez avec une certaine avidité en vous disant : "C'est ce que je cherchais, depuis des lustres !"

Dans mon cas, cet ouvrage apporte des réponses à une question qui me taraudait depuis longtemps au sujet de la Bretagne. Comment se fait-il que l'on entende régulièrement des Bretons vous dire qu'ils descendent d'Irlandais mais sans jamais obtenir d'eux des précisions tangibles ? Cette ascendance reste vague, comme une sorte de légende. Au fil de mes questionnements et de mes rencontres (je vous rassure, je ne suis pas un fétichiste exclusif de cette question) j'ai obtenu parfois des réponses, mais qui me laissaient toutes rester sur ma faim. Tel "Collin" ou "Colin" descendrait d'Irlande. Un féru d'histoire locale du nom de Brien(d/t ?) de la région de Ploërmel m'a dit un jour descendre d'un O' Brien. Des Roussel (ou Rouxel) du pays vannetais m'ont soutenu descendre d'un Russel de la Verte Erin. Mais personne n'était en mesure de me citer un ancêtre direct.

Alors, mythe ou réalité ?

Le mythe est d'autant plus tenace que les migrations irlandaises en Bretagne reflètent plusieurs réalités, plusieurs temporalités devrais-je dire. Les ouvrages d'histoire évoquent tantôt les grandes migrations du Ve/VIe siècle (avec ses fameux saints évangélisateurs) tantôt la grande famine du XIXe siècle. Et puis, parfois, aussi, les migrations des Jacobites, au XVIIe, sur fond de guerre de religion entre Anglais protestants et Irlandais catholiques. 

Et voilà que cet ouvrage apporte un fourmillement d'éclaircissements sur ce qui aurait bien pu être la plus importante vague de migrations venant d'Irlande en Bretagne : Les Réfugiés Irlandais au 17ème siècle en Bretagne de Patricia Dagier.

Le livre date de 1999 et a été enrichi en 2016. L'auteure a signé quelques remarquables ouvrages comme Les réfugiés irlandais au 17ème siècle en Finistère, Jack Kerouac. Au bout de la route… (en collaboration avec Hervé Quéméner), Les cousins bretons du Manitoba (en collaboration avec Patricia Joncour)... 

Dans Les Réfugiés Irlandais au 17ème siècle en BretagnePatricia Dagier a épluché les registres paroissiaux. Elle y rappelle en préambule : "Si les registres paroissiaux du 17ème et du début du 18ème siècle constituent l’essentiel des sources utilisées pour la réalisation de ce travail, il a été possible de compléter ces données grâce aux archives de la série B du Finistère et à celles contenues dans le fonds constitué par Henri Bourde De La Rogerie, fonds conservé aux archives départementales d’Ille-et-Vilaine sous les côtes 5J70 à 5J75. Certains documents relevés par ce dernier alors qu’il était directeur des archives à Quimper à partir de 1897, avant d’occuper la même fonction à Rennes en 1912, ne sont en effet plus consultables soit parce que les originaux ont disparu soit parce qu’ils sont en trop mauvais état. Quelques données concernant des Irlandais arrivés au cours du 18ème siècle figurent également dans cette étude. Des "Hibernois" du Morbihan, des Côtes-d’Armor, d'Ille-et-Vilaine et autres points de Bretagne y sont également mentionnés."

Voilà pour la méthode de cet ouvrage décidément passionnant.

Le résultat de cette riche compilation, c'est une synthèse très instructive suivie d'un inventaire paroisse par paroisse de la présence irlandaise au XVIIe siècle et au début du XVIIIe (avant les révoltes jacobites puis pendant).

L'apport irlandais a été significatif. L'auteure rapporte les propos d'Henri Bourde de la Rogerie qui estima qu'environ 19 000 Jacobites débarquèrent rien que dans les trois villes de Brest, Morlaix et Landerneau entre le 3 janvier 1691 et le 6 juin 1692. C'était sans compter le fait que cette émigration irlandaise en Bretagne a débuté bien avant. Patricia Dagier cite ainsi l'assemblée des États de Bretagne, réunie à Tréguier en 1607. Il y est déclaré déjà : "(...) Le pays est chaque jour rempli d'étrangers irlandais, tous mendiants... il y en a tant d'eux maintenant qu'on ne peut plus voir autre chose dans les villes et villages du plat pays... Ils incommodent les pauvres gens, les obligeant à les loger jusqu'à ce qu'ils usent de violence..." (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine. C 2647 12.11.1607). Un document rédigé en 1666 et intitulé « Etat et Roolle des Irlandais catholiques habitués de la Province de Bretagne » vaut aussi le détour. Il est conservé aux archives du ministère des Affaires étrangères (Mémoires et documents, Fonds France, Manuscrit 1508, folios 329-336). Il recense les noms d'environ 200 émigrés, certains avec leurs professions, nombre d'enfants et même quelques anonymes.

Au fil des décennies, ces Irlandais (ou Hibernois, donc) ont connu des fortunes diverses, relate Patricia Dagier. Certains sont morts dans la misère, en particulier des enfants en bas âge, d'autres sont repartis en Irlande ou dans d'autres provinces. Mais nombre d'entre-eux ont fait souche et se sont rapidement mélangés aux autochtones. Avec même parfois des réussites fulgurantes car certains émigrés étaient qualifiés, en particulier dans les métiers du Droit (notaires), du commerce. Il y eut aussi des écclésiastes. L'auteure pointe d'ailleurs en filigrane à plusieurs moments de son ouvrage un décalage entre la perception de ces émigrés irlandais par les autorités elles-mêmes (des mendiants qu'il convient de chasser, en substance) et l'accueil beaucoup plus favorable fait par la population. Les exemples d'enfants irlandais adoptés ou parrainés sont légion. Il convient vraiment de s'attarder sur les pages qui, paroisse par paroisse, relatent les heurs et malheurs de ces ancêtres avec leurs noms, prénoms, et parfois informations sur les circonstances de leur arrivée, de leur accueil par la suite...

L'apport irlandais a été en particulier important en Finistère (surtout dans le Léon) mais aussi dans le Morbihan (notamment à l'ouest et dans le nord-ouest du département), les Côtes d'Armor, le nord de l'Ille et Vilaine. On découvre ainsi que certains Le Roux descendraient de Rourke. Que les Cléry, Dillon, Angelin, Séchan, Quéran, Meller, Coattelan ou Connor sont aussi à rapprocher d'ancêtres irlandais, souvent Jacobites. Et que, plus étonnant, il en serait de même de certains Le Borgne et Le Born, à rapprocher de Bourne/Bourn.

Le lien pour parcourir cet ouvrage en ligne est ici. Mais n'hésitez pas aussi à l'acquérir chez votre libraire préféré, il n'est jamais trop tard pour bien faire, et bien lire !

Cap sur Rochefort en Terre et ses illuminations de Noël

 

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Rochefort en Terre toute illuminée, en cette fin décembre.

Voici quelques photos prise ce 22 décembre à la tombée de la nuit. 

L'ambiance est féérique, emplie de charme.

 

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Et encore. Mes clichés sont bien en deça de la réalité.

Rochefort en Terre s'est considérablement enrichie, ces dernières années, en illuminations de Noël... comme en boutiques. Une évolution plutôt heureuse et dans la continuité. Ici pas de grandes chaînes mais uniquement des boutiques d'art et d'artisanat. Elles rivalisent de beauté. Le charme opère de manière décuplée à cette saison et en nocturne.

 

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J'ai coutume d'aller chaque année à cette saison au château de Trévarez. Ce fut, cette fois, un retour aux sources morbihannaises.

Et je n'ai pas été déçu... seulement de mes photos... :-)))

 

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 Un air de pèlerinage de Noël en prime.

 

Vraiment, ne vous fiez-y pas. Rochefort en Terre est vraiment sublime. Et c'est un lieu de communion familiale pour nombre de Bretons.

 

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2 photos de l'Enfer

 

dragon buhez ur valafenn

  

21 décembre, solstice d'hiver. Setu ar goañ hag a dremen hor vuhez... 

Pour se réchauffer, je vous envoie ce dragon chimérique.

Photo prise ce soir même.

Ce dragon n'était pas tout seul.

J'ai également capturé ce démon, infâme monstre à la bouche édentée :

 

monstre de feu

 

Aurais-je enfin réussi à prendre des photos de l'enfer ?

Eh bien... non.

Juste deux clichés pris tels quels, non retouchés, de mon poêle à bois...

 

(c) Buhez Ur Valafenn décembre/miz kerzu 2021.

 

Posté par ar valafenn à 19:49 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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Qui suis-je ?

couv waroc'h miroir

Attention, il y a un piège ! ;-)

Posté par ar valafenn à 18:44 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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