B u h e z U r V a l a f e n n

Quiz. LES PLUS GRANDES MMEGALOPOLES SONT...

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Quelles sont les plus grandes mégalopoles du monde ? Mexico, Tokyo, New-York, me répondrez-vous ? Allons, oubliez les livres de géographie, dépassés ! Désormais, les plus grandes mégalopoles se nomment Ceinture du Pacifique, Rivière des Perles, BosWash ou encore JJJ !

Huit d'entre elles excèdent les 30 millions d'habitants :

1. Taiheiyō Belt (Ceinture du Pacifique) : 110 M hab. (d'Ibaraki à Fukuoka au Japon)

2. Mégalopole de la Rivière des Perles : 70 M hab. (grand Canton)

3. BosWash : 55 M hab. (aire métropolitaine de Boston à Washington)

4. Jing-Jin-Ji ou JJJ : près de 50 M hab. (Pékin-Tianjin-Hebei)

5. SanSan :  33 M hab. (de San Francisco à San Diego)

6. São-Paulo Rio de Janero : environ 30 M hab (partie de l'Etat de São-Paulo et du Sudeste)

7. ChiPitts : 30 M hab. (de Chicago à Pittsburgh)

8. Grand Mexico : 30 M hab.

Suivent Séoul (26 M hab.), le grand Shanhai (25 M hab.), Pékin, Bombay, New Delhi, Le Caire (environ 20 M hab.)...

La Ruhr (18 M hab.), Istanbul (15 M hab.), Moscou (12 M hab.), Paris ou encore Londres (11 M. hab) font pâle figure.

Il demeure que certaines mégalopoles citées ne forment pas encore véritablement de continuum (Pékin et Tianjin ; mégalopole californienne...) et même Canton. Mais leur formation relève de l'anticipation... à court terme.

C'est l'affaire d'une génération, tout au plus...

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La réunification des deux Bretagnes...

La réunification de la Bretagne a-t-elle une chance d'aboutir ? En dépit des ouvertures offertes par la loi NOTRe, qui rend possible la tenue d'un référendum (une pétition est en cous en ce sens et recueille 66 000 signatures d'électeurs de la Loire-Atlantique à ce jour - il en faudrait 100 000) et du soutien des 4 000 élus locaux qui ont signé la charte de la réunification, c'est fort peu vraisemblable.

L'obstacle majeur ne vient plus du pouvoir central, mais de Nantes. Les sphères dirigeantes nantaises voient d'un bon oeil le statu-quo actuel : Nantes gagne sur tous les tableaux : elle jouit du rayonnement culturel et de la notoriété touristique de la Bretagne... tout en bénéficiant des retombées du pouvoir politique et économique en tant que capitale des pays de la Loire.

Bretagne Réunie, l'association qui fédère les tenants de la réunification, l'a bien compris. Elle recherche aujourd'hui des soutiens autour de Nantes et dans les départements ligériens voisins. C'est que Nantes phagocite quasi tout en Pays de la Loire. La croissance économique et démographique est aujourd'hui le fait quasi-exclusif des métropoles en France, et c'est ainsi que Nantes capte infrastructures et startups et crée, à l'instar de Paris il y a une trentaine-quarantaine d'années, un vaste sas de dépressurisation autour d'elle... De la même manière que Paris a siphonné le grand bassin parisien (les départements limitrophes à l'Ile de France ont tous vu leurs centres de recherche et développement s'exiler dans la capitale en l'espace d'une génération), une large frange du Maine et Loire et de la Vendée, pourtant active, risque fort de connaître le même sort. Le phénomène n'épargne pas non plus, du reste, la frange bretonne, à l'ouest (pays de Redon, sud de l'Ille et Vilaine).

C'est ainsi que Bretagne Réunie a rencontré en mai dernier les députés de plusieurs circonscriptions du Maine et Loire, de Loire-Atlantique et de Vendée. Leur point commun ? Toutes se situent à la périphérie de la région des Pays de la Loire et tentent de résister à l'ogre nantais : circonscription de Saint-Nazaire, d'Angers, de Saumur, du Sud-Vendée... Autant de territoires qui, sans approuver la réunification, ont prêté l'oreille aux propositions de Bretagne Réunie : "Au mois de mai dernier nous avions eu un entretien avec Mme Dubré-Chirat, député La République En Marche de la 6ème circonscription du Maine-et-Loire. L'élue avait proposé d’organiser en juillet, à l’Assemblée Nationale, une audition de Bretagne Réunie, explique l'association pour la réunification de la Bretagne dans un récent communiqué (...). Nous avons donc pu exposer notre projet de réunification devant Nicole Dubré-Chirat, Sandrine Josso, députée de la 7e circonscription de Loire-Atlantique, Patricia Gallerneau, députée de la 2ème circonscription de Vendée et Jean-Charles Taugourdeau, député de la 3ème circonscription du Maine-et-Loire. Parmi les thème abordés : la réunification, un projet partagé avec les départements voisins ; un nouveau départ pour les départements voisins ; la position dominante de la métropole nantaise à l’égard des départements voisins ; l’intérêt des sentiments d’appartenance ; les « marques » Vendée, Anjou, Bretagne ; l'équilibre entre les métropoles et les pays ruraux ; le droit d’option et la pétition."

Ces territoires, il est vrai, auraient beaucoup à gagner à intégrer des ensembles économiques, historiques et culturels régionaux plus cohérents, porteurs de sens.

Mais la position de Bretagne Réunie ne relève-t-elle pas pour autant de l'équilibrisme schizophrène ? Si l'agglomération nantaise vide son hinterland ligérien pourquoi en serait-il différemment s'agissant de l'hinterland breton ? Au nom d'un prétendu équilibre des forces avec Rennes, d'un côté, et l'Ouest breton de l'autre ? On peut comprendre les rétissences des Nantais qui peuvent voir dans cet équilibre des forces un affaiblissement du rayonnement de leur métropole, sans parler de la question du choix de la capitale de la future région. On peut comprendre aussi les rétissences des Bas Bretons, déjà rudement challengés par la dynamique rennaise.

On voit toutes les limites de l'exercice. A Bretagne Réunie de convaincre et de résoudre cette équation pour lever les réserves. Aux habitants de Loire-Atlantique, surtout, de prendre leur destin en main. Et dans le cas d'un tel référendum, de ne pas en minimiser l'enjeu, comme les Alsaciens ont pu le faire en boudant l'occasion qui leur a été offerte de fusionner les deux départements alsaciens. Leur incapacité à unir les forces entre Strasbourg et Colmar leur avait coûté leur région, diluée dans un Grand-Est vide de sens... Un scénario cauchemar pour les Bretons. Mais un tel scénario l'est-il pour les habitants de Loire-Atlantique qui peuvent être tentés par le statu-quo, voire par le concept mou de Grand-Ouest ?

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Découverte d'un nouveau Stonehenge par un drone en Irlande

 

 

"Je ne pouvais que répéter wow..." Le chercheur Anthony Murphy, volant avec son drone sur le site archéologique de Brú na Bóinne, un site du patrimoine mondial et l'un des plus importants au monde pour les vestiges préhistoriques, a découvert un nouvel "Henge". Avec le photographe Ken Williams, Murphy a découvert un énorme temple mégalithique circulaire dans le nord-est de l'Irlande, datant de 4500 ans.

Cette découverte majeure a été rendue possible grâce à la vague de chaleur actuellement en cours sur l'Europe du Nord-Ouest [et en particulier sur l'Irlande qui a connu des températures - rarissimes - supérieures à 30°c] qui a séché l'herbe. La dernière fois que des conditions de sécheresse semblables se sont produites en Irlande, c'était en 1976 (comme en Bretagne). "Il faudra maintenant du temps pour analyser le henge, le cercle mégalithique, et pour retracer l'histoire détaillée du temple découvert grâce au dévouement et au vol d'un bourdon", commente Anthony Murphy.

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L'AMERIQUE A L'HEURE DU RETOUR SUR INVESTISSEMENT IMPERIALISTE

 

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Non contents de signer le grand retour de l'impérialisme économique en imposant leur boycott aux autres États en Iran, le gouvernement américain persiste et signe en jouant une partie d'"I want my money back" qu'une Thatcher n'aurait pas reniée en son temps. Aux frais de l'Allemagne en premier lieu, puis du Royaume-Uni, où Donald Trump vient d'enfoncer le clou en brisant les espoirs d'accord transatlantique entre les États-Unis et le Royaume-Uni. Trump dégomme à tout-va et loue, au passage, les qualités des pro-brexit durs, comme Boris Johnson, dans The Sun...

A quoi joue donc l'ami yankee ? A présenter la facture de ses propres largesses : celles consenties pour asseoir la pax americana en Europe pendant des décennies, même quand celle-ci ne se justifiait plus. Un retour sur investissement impérialiste, en somme.

Les USA ont toujours su imposer leurs règles du jeu, même (surtout) quand ils n'étaient pas les premiers de la classe... Car cette facture de l'Otan présentée aux Européens n'est-elle pas aussi une façon de faire payer à ses partenaires le manque de succès commercial américain dans les échanges mondiaux ? Les USA sont en réalité de piètres exportateurs : 4 972 dollars par habitant, contre 6 897 dollars au Royaume-Uni, 7 349 dollars en Italie, 7 649 dollars en France et 15 979 en Allemagne ! En volume, les Allemands et leurs 82 millions d'habitants exportent pour 1 292 milliards de dollars contre 1 598 pour 320 millions d'habitants outre-atlantique... En volume, la Chine est loin devant eux avec un cumul de $ 2 270 MM.

L'industrie américaine a laissé place à une économie tertiaire ultra-capitaliste dont les Gafa sont le fer de lance. L'enjeu, pour les Etats-Unis, consiste à redresser les comptes, désastreux, qu'il s'agisse de la balance des paiements ou de la balance commerciale. Les Américains importent 2 347 milliards de dollars, soit un déficit commercial de 749 milliards d'euros par an quand le déficit français atteint les 30 milliards, excusez du peu. Et ne parlons pas du déficit budgétaire, diabolique : 666 milliards de dollars !

L'Amérique est un colosse aux pieds d'argile qui tire sa force de sa capacité à édicter les règles monétaires et financières, et à en faire supporter le fardeau. Rien de nouveau en cela sous le soleil. Rappelons-nous de la crise des subprimes. De la politique américaine en Moyen-Orient avant cela. Aujourd'hui, nombre de problèmes géopolitiques supportés par les Européens découlent directement des effets des politiques du vieil Oncle Sam décadent : rôle du Dr Frankenstein américain dans l'émergence de son monstre Ben Laden, crise des années 2008-2012 (dont on commence seulement à s'en remettre), déstabilisation post guerre en Irak... Et tout cela bien avant l'arrivée de Trump au pouvoir...

Face à cette attaque yankee en règle, il est grand temps de resserrer les liens politiques, d'initier une véritable solidarité européenne, notamment dans le domaine de la Défense, dont le poids est largement supporté par la France, en se désengageant à minima de l'Otan (merci Sarko). Faute de quoi l'Europe sera de nouveau confrontée à une crise de grande ampleur et à d'insolubles et malheureux "déséquilibres" migratoires. L'Europe paye cher son alignement sur Washington.

Trump a d'ailleurs le mérite de jouer carte sur table. Avec ses codes de businessman, plus que de politicien : l'homme politique recourt volontiers à l'arme de la culpabilisation quand l'homme d'affaire recourt, lui, au bluff, au jeu de poker menteur.

Mais encore faudrait-il que Trump mente réellement, cette fois...

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Voiture électrique, retour sur expérience

 

citroen C0

Une fois n'est pas coutume, voici un petit retour d'expérience... électrisant ! Amis lecteurs, vous l'aurez compris : éco-tourisme, langues régionales, ESS, environnement sont un tout. Et en la matière, outre "retaper" une chaumière, j'ai aussi décidé d'opter pour le mix énergétique. Certes imposible encore de se délester d'un véhicule longue distance (à part le choix de l'hybride) mais pour ce qui est des véhicules secondaires, il y a vraiment des choses à faire dans l'électrique. 

J'ai opté pour une Citroën C0, qui est certes l'un des véhicules électriques les plus limités en autonomie (120 - 130 km) mais c'est sans regret. Elle remplit son rôle avec un gros atout par rapport à la Renault Zoé (certes plus autonome) : la batterie hyper souple d'utilisation, que l'on peut brancher sur une prise standard chez soi et qui ne coûte pas un loyer... Moralité : non seulement on "schinte" son budget mécanique (kenavo kit distribution, pièces moteurs, vidanges et autres contrôles techniques...) mais on a réellement l'impression de "schinter" son budget énergétique : la location de batterie m'avait refroidi dans le principe, ayant finalement l'impression de remplacer (certes vertueusement) le budget carburant par celui de la batterie. Nous avons opté pour une formule de location de la C0 longue durée à 250 euros/mois assistance incluse (c'est 240 sans) et sans apport... et donc sans location de batterie. Résultat : nous consommons quelques heures de recharge sur les heures creuses. J'ai fait mon couche-tard plusieurs soirs : la batterie est rechargée en moins d'une nuit (souvent 2-3 heures suffisent) avec une consommation électrique équivalente à celle d'un sèche serviette de 500 watts... Je pense m'en tirer pour 150 euros d'électricité grand maxi par an, d'autant que la batterie de la C0 ne se décharge pas si on ne l'utilise pas !

Bref, que des avantages, mise à part l'autonomie. Il faut donc faire son petit calcul pour ses trajets...

citroen C0 2

Dans notre cas, on est ravi. Cela fait un peu plus d'un mois et demi et c'est cool.

Ah, juste un point : attention au (non) bruit : quand la C0 est à l'approche pour se garer le soir à la maison, on a l'impression d'entendre les roues d'une poussette passant dans la rue ! Ca vaut pour les piétons comme pour les animaux : on a remarqué que les chats et même les oiseaux se méfient moins du véhicule...

Quant à la vitesse, c'est très pêchu en ville. La montée un peu plus lente sur la voie express. Mais elle tient le 110 sans souci avec un peu de marge sous le pied. 

Bref, je ne comprends pas trop le peu d'intérêt que semble susciter encore la C0. Y compris vis à vis de la Zoé ou de la Blue Car (excessivement chère et peu adaptée à la voie express).

Posté par ar valafenn à 12:35 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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