B u h e z U r V a l a f e n n

L'impressionnante carte de la pollution par le dioxyde d'azote

 

carte d'europe de la pollution selon greenpeace

Cette carte provient d'une des études les plus exhaustives à ce jour. Elle a été réalisée par Greenpeace en se fondant sur des données croisées, pour beaucoup issues d'organisations gouvernementales, à sa différence. Greenpeace a ainsi comparé les données de l’Agence spatiale européenne (ESA) avec les sources connues de pollution par le NO2 à l’aide des données issues de la base des émissions de la Commission européenne pour la recherche sur les émissions atmosphériques mondiales, du système de suivi du charbon CoalSwarm, de la base de données WRI Global Power Plants et d’autres données satellitaires.

"Les nuages ​​colorés montrent tout le NO2 dans la troposphère globale. C’est la couche la plus basse (et la plus grande) de l’atmosphère terrestre, qui s’étend du niveau du sol à 10 km au-dessus, note l'étude. Plus le nuage est foncé - ou rose -, plus la concentration de NO2 dans une zone est élevée, mesurée en unités de Dobson (DU). Cela reflète la quantité totale de gaz dans l'atmosphère au-dessus d'un certain endroit (...).
Étant donné que l'UA mesure le nombre total de molécules dans une colonne verticale, ce n'est pas la même chose que les concentrations au niveau du sol. Cela signifie qu'il est difficile de tirer des conclusions spécifiques sur la santé à partir de ces données, car la pollution indiquée est répartie à différentes hauteurs de l'atmosphère. Une partie est émise au niveau du sol (par exemple par les transports) où se trouvent des personnes ou dans des villes où les bâtiments rendent difficile la dispersion de la pollution. Les autres points chauds sur la carte proviennent de centrales émettant du NO2 à un niveau beaucoup plus élevé."

Ces nuances apportées, "cela ne veut pas dire que la pollution provenant de telles sources n’a pas d’impact sur la santé humaine, poursuit Greenpeace. Alors que les personnes les plus proches de la source sont les plus exposées, la pollution peut parcourir des centaines de kilomètres, y compris au-delà des frontières, en fonction des conditions météorologiques, de la géographie d’une région et de la hauteur d’une cheminée".

Les zones les plus polluées en Europe correspondent à un vaste corridor allant de l'Angleterre à la Rhur en passant par le Bénélux. Les deux zones les plus polluées, selon l'étude, sont en l'occurrence la région de Cologne, où se trouve le complexe énergétique à charbon le plus polluant d'Europe, et le grand Londres. En France, cette zone déborde sur le nord de la France avec des niveaux que l'on retrouve seulement en Ile de France et dans les Bouches du Rhône.

Les régions montagneuses présentent les niveaux de pollution les plus bas (grand massif central, Alpes, Pyrénées, Morvan, Jura), ainsi qu'une bonne partie de la façade atlantique, en particulier la Bretagne sud (sud Finistère/Monts d'Arrée, Morbihan, sud-ouest des Côtes d'Armor), le sud Vendée, la Charente maritime et les Landes.

On notera que certaines régions économiquement avancées se distinguent d'autres tout aussi développées : la Norvège, la Suède, la Suisse combinent faible niveau de pollution et haut développement, à l'inverse de l'Angleterre, du Bénélux et de l'Allemagne ou même de la Finlande. Des choix liés aux modes de production énergétique mais aussi à l'organisation du maillage territorial. Il y a des choix en matière de politique énergétique, il y en a aussi à mener en terme d'aménagement du territoire. Métropoliser, concentrer les populations n'est pas neutre...

 https://unearthed.greenpeace.org/2018/10/29/nitrogen-dioxide-no2-pollution-world-map/

 


Etel vaut bien... un stylo bleu

 

Posté par ar valafenn à 19:16 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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