ils n'en ont pas un si grosse que ça

Non, les Irlandais n'en ont une pas si grosse que ça. 
D'ailleurs, le gouvernement a décidé de modifier l'outil statistique qui la mesure (parce qu'on mesure tout, qu'est ce que vous croyez).
Faut dire que les derniers calculs en date étaient particulièrement généreux : + 26 % d'un trait de plume !
Ca laissait rêveur...

Du coup, les Irlandais culbutaient tout le monde en Europe, à l'exception des Luxembourgeois.
Seulement voilà. Une telle ré-évaluation s'est avérée source de mauvaises surprises, de déception, pour ne pas dire de frustration : considérant que les Irlandais en avaient une grosse, il n'y avait plus lieu de mettre en place des politiques de compensation ou de péréquation, surtout au sein de l'UE. 
Et tout cela, apprend-on, tenait à la pompe des actifs américains injectés dans nos amis irlandais !
Tout cela est bien derrière nous. Gage d'efficacité et de transparence, le nouvel indicateur reflètera mieux la réalité. Selon Reuters, un groupe d'économistes et d'universitaires présidé par le gouverneur de la Banque centrale irlandaise, Philip Lane, a lui-même conclu, dans une série de recommandations : 

"Il est d'une grande importance de fournir des évaluations fiables de la taille cumulée (...)."

Donc non, les Irlandais n'ont pas une si grosse... valeur ajoutée : ce 3 février, l'Irlande a décidé de modifier l'outil statistique qui la mesure en abandonnant le traditionnel Produit intérieur brut (PIB) pour un "Revenu national brut ajusté" (RNB).
Toujours selon cette même agence, en raison d'une fiscalité ultra accomodante, l'Irlande avait révisé son PIB de 26% après l'agumentation spectaculaire de la masse des capitaux rapatriés par les multinationales installées en Irlande. Une telle surévalation minorait artificiellement le niveau de la dette réelle du pays et faussait les performances irlandaises...