Aucune étude d'envergure n'existe pour répondre à la question suivante: puissent le réchauffement climatique et l'explosion des cas de cancers découler des quelque 2.050 essais nucléaires (dont 500 réalisés dans l'atmosphère) tirés entre 1945 et la fin du siècle ? A l'échelle de la vie sur la planète terre, cette concentration de radiations n'a probablement pas d'équivalent depuis la collision avec la météorite à l'origine de la disparition des dinosaures sur terre.

Les Etats ont beau jeu de mettre sur le dos des peuples les maux dont ils sont les premiers responsables sur l'air de la bonne vieille méthode : "plus la réalité est énorme, plus elle est facile à masquer." Cela ne revient-il pas à user de ce que l'on pourrait appeler l'arme de culpabilisation massive ? Pour éclairer le propos, la vidéo de l'artiste japonais Isao Hashimoto est troublante. On peine à considérer que de tels tirs, dans leur extrême majorité plus puissants qu'Hiroshima ou Nagasaki, n'aient pas d'effet à long terme sur le climat et la santé publique.

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