Au départ, cela ressemble à un banal ascenseur, devant lequel j'attends, seul.

La porte s'ouvre. Je pénètre dans l'ascenseur.

A l'intérieur : surprise. Je tombe nez à nez avec mon beau père, dont le décès il y a un peu plus de deux ans nous a beaucoup marqué.

Nous restons sans voix, face à face. Les portes se referment. L'ascenseur descend, descend, de plus en plus vite. Au point que nos pieds décollent du sol. Nous restons en lévitation ainsi pendant de longues secondes, sans se parler, comme happés par les entrailles de la terre.

Soudain, l'ascenseur s'immobilise. Nos pieds retouchent le sol, mais sans heurt, tout doucement.

La porte s'ouvre. Elle donne sur d'étranges escaliers métalliques qui semblent descendre encore plus bas. Les lieux ne sont pas sombres, pas inhospitaliers non plus. Une sorte d'entremêlement de poutres et de barres métalliques noyée dans un halo de lumière jaune et rouge.

Mon beau père ouvre alors la conversation par une série de jurons.

Tout va bien. Il est en pleine forme. Egal à lui-même.

Je peux me réveiller. Sereinement. Rassuré.